Combattre le trac

Le trac est l’ennemi du joueur de compétition. Trac avant le match, pendant et après. Tout le monde essaye tant bien que mal d’appliquer sa petite recette. Mais aucune recette ne fonctionne pour tout le monde. Chaque personne est différente et chacun a sa façon propre de réagir dans les moments de tension. On n’élimine pas le trac, on apprend plutôt à vivre avec en l’empêchant de nous bloquer.

L’agressivité

Le «killer-instinct»: l’instinct du tueur. Très à la mode pendant plusieurs années, surtout chez les américains. Ça consiste à être dans l’état d’esprit d’en vouloir à mort à votre adversaire. Bien sûr c’est au figuré sinon vous auriez de sérieux problèmes avec la justice. Vous devez détester, haïr votre adversaire, vouloir lui faire du mal. Ça semble un peu difficile à accepter sur le plan moral, mais en réalité c’est une façon de vous conditionner à agir plutôt que de subir les événements. Ça reste un des meilleurs moyens de se «dégripper».

La confiance en soi

Que fait un chien quand il a peur ? Il aboie. Ça me rappelle une anecdote que m’a racontée un jour un joueur. Il jouait un match serré et au début du troisième set son adversaire réussit un passing-shot très risqué à 2 partout 30-0. Celui évidemment pousse un rugissement et serre les poings. À ce moment m’a dit mon joueur, j’ai compris que mon adversaire était très nerveux, en prenant conscience de ça, je me suis moi-même décontracté et j’ai remporté facilement les 4 jeux suivant ! Belle façon de retourner les choses. Beaucoup d’entre nous se seraient sans doute découragés face à la détermination affichée ostensiblement par un adversaire difficile à battre. Ce qui prouve une fois de plus que «tout se passe dans la tête». Certains joueurs trouvent le moindre prétexte pour baisser les bras: le vent, le soleil, les balles, la couleur de cheveux de son adversaire (!)… alors que d’autres trouvent toujours le moyen de renverser positivement n’importe quel événement.

Restez dans le présent et pensez à ce que vous faites

Le futur

Bien souvent le stress naît et s’installe parce que nous pensons à autre chose que la tâche à accomplir. Beaucoup de joueurs en jouant leur troisième set pensent déjà au goût de la victoire ou de la défaite. Certains se voient lever la coupe ou encore se voient perdre. Ils se projettent dans le futur. Non seulement le stress augmente à cause de l’émotion provoquée par ces images mais en plus ils ne sont pas attentifs à ce qui se passe. En se projetant dans le futur, ils oublient d’agir ou sont paralysés par l’action à accomplir avant d’atteindre leur but.

Le passé

Rester dans le passé est aussi le pécher des «loosers». Il s’agit par exemple d’un point perdu sur une balle facile ou encore une faute d’arbitrage. Ils n’arrivent plus à se décrocher mentalement d’une chose passée, ils restent «collés» à cette émotion du passé.

le présent

Pour vous aider à rester concentré sur le présent, c’est-à-dire sur le point à jouer ou en train de se jouer, j’ai trouvé que le meilleur moyen c’est de se donner de quoi à penser sur ce que vous êtes en train de faire. Si vous n’avez pas de plan précis dans votre match, il est facile de voir son esprit vagabonder à toutes sortes de pensées négatives ou totalement sans rapport avec le tennis. Avec un plan de match, vous construisez votre match, vous occupez votre esprit avec des actions claires et précises à réaliser. Un plan de match peut et même doit varier au fil du match: c’est une perpétuelle réflexion tactique sur la façon de mieux jouer votre adversaire. Une autre façon, plus «Borgienne» est de fixer la balle et faire le vide total dans son esprit. Fixer la balle, ne plus la quitter des yeux un seul instant, jouer comme un robot, sans émotion, sans âme. Certains se sentent mieux avec cette approche plus «zen».

Jouez des matchs L’expérience des matchs est importante. Plus vous en jouez et moins vous vous trouvez face à des événements ou des situations imprévues. Car ce sont là des choses qui peuvent élever le niveau de stress. Le type d’événement à également son importance: par exemple une finale aura un enjeu et un niveau de stress supérieur à un match de premier tour.En dernier recours

Je dis en dernier recours, mais vous pourriez peut-être aussi bien commencer par là aussi. Si aucun «truc» ne marche et si votre niveau de stress est tel qu’il vous empêche de gagner le moindre match à moins que votre adversaire ne soit beaucoup plus faible que vous, songez à consulter un spécialiste. Il n’est d’ailleurs pas inutile de les consulter aussi pour améliorer votre vie sur le plan personnel. Travailler avec un bon psychologue (il existe des «psys» spécialisés dans la compétition sportive) devrait vous permettre de mettre le doigt sur ce qui cloche. Attention cependant que tous les psys n’emploient pas les même méthodes. Cela signifie qu’il faudra peut-être en consulter plusieurs avant de trouver celui qui vous convient.

A noter !

3 permanences sont à votre disposition pour vous inscrire ou vous ré-inscrire pour la saison tennistique 2017/2017 : tous les détails ci-contre !