Un coup longtemps proscrit

Pendant de nombreuses décénnies le revers à deux main était mal vu par la plupart des professeurs de tennis. Heureusement depuis les succès de Chris Evert, Jimmy Connors, Bjorn Borg, Mats Wilander, André Agassi et bien d’autres, le coup a acquis ses lettres de noblesse. Cependant même encore aujourd’hui ce coup est regardé de façon suspecte par une bonne part des entraîneurs (probablement les plus âgés). Pourquoi cette méfiance vis-à-vis de ce coup ? Je n’ai pas de réponse claire face à cette question mais comme dans beaucoup d’autres domaine, le formalisme, l’académisme et le conformisme sont parfois dur à outrepasser.

Avantages:

  • Frappe puissante.
  • Plus de contrôle, plus d’effets.
  • Facilités à prendre la balle tôt.
  • Très sur en contre et notamment en retour de service.

Désavantages:

  • Demande une plus grande mobilité qu’avec les coups à une main.
  • Difficulté à jouer les balles basses et courtes.
  • Replacement plus difficile sur les balles déportantes.
  • Équilibre plus difficile à maintenir.

Comme on le voit, le principal défaut du revers à deux mains, c’est le surcroît de mobilité qu’il demande par rapport à son homologue à une main. Pour cette raison il est conseillé aux joueurs à deux mains d’apprendre le revers coupé pour s’économiser et récupéré les balles trop déportantes. Un exemple de choix est celui de Mats Wilander: il a appris le revers coupé un peu sur le tard pour se permettre de jouer les balles basses, les balles déportantes, et enfin les coups d’approche au filet.

Le revers à deux mains ne convient pas à tous les joueurs.

En général pour les joueurs de grande taille (1,85m / 6p2. et plus) l’avantage du revers à deux mains s’estompe. En effet ces joueurs sont généralement plus puissant (donc moins besoin du revers à deux mains) et moins mobiles. De plus pour les joueurs qui sont plus enclins à venir vers le filet, le revers à deux mains est encombrant.

Trois façons principales de jouer le revers à deux mains:

  1. main droite en prise de coup droit: elle n’a aucune force (à cause de la torsion du poignet). Elle ne sert que de directrice. La main gauche sert de main motrice et le coup est joué comme un coup droit de gaucher avec l’aide de la main gauche.
  2. main droite en prise neutre, main gauche prise western ou eastern. C’est le revers 2M classique type Agassi ou Connors. Les deux bras sont allongés en préparation et pendant la frappe.
  3. main droite en prise de revers, main gauche prise eastern ou western. Le revers est joué comme un revers à une main. Il est juste aidé à l’impact par la main gauche. Celle-ci peut d’ailleurs lâcher la raquette sur la fin d’accompagnement.

Celui qui donne le plus de puissance est le n°2 car les deux mains participent dans la frappe. La n°1 est pratique car elle permet de garder en permanence sa prise de coup droit. Enfin, la n°3 plus rarement utilisée n’est qu’un prélude à l’utilisation du revers à une main. Elle peut être très utile pour permettre aux débutants d’avoir plus de contrôle pour commencer.

Est-ce une bonne chose de débuter à deux mains ?

Bien que ça soit principalement une question de goût personnel, il y aura toujours des entraîneurs pour vous forcer à choisir l’un ou l’autre des revers selon ses préférences personnelles. En principe, un bon entraîneur doit vous guider pas vous imposer ses choix. Mon point de vue: commencer à deux mains n’est certainement pas une mauvaise chose car elle oblige à améliorer son jeu de jambre et son équilibre. Rien n’empêche de quitter son revers à deux mains par la suite: Pete Sampras et Stefan Edberg sont les exemples les plus célèbres de ce type de conversion. Et ils ne sont pas réputés pour avoir des revers faibles.

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