Gespe Tennis Sports

LE BONHEUR EST A LA GESPE

PAR STEPHANE the KING

Préface

L’histoire veut qu’on ne retienne que les grands moments ou les grandes déceptions de la vie d’un club de tennis. On oublie alors vite ces petits détails qui ont construit peu à peu nos meilleurs comme nos pires souvenirs. Ces moments passés empreints d’entraînements laborieux, de doutes, de remises en question, de tristesse mais qui ont révélé les qualités humaines de ses protagonistes: courage, combativité, solidarité, amitié. De ces individualités est naît au fil des années un groupe qui a appris à se connaître, à s’enrichir de ses expériences. Ce long parcours a permis à chacun de s’accomplir sportivement et humainement. De ce fragile équilibre ont jaillis les grands moments du club de la Gespe. Date symbolique ou pas, c’est à partir de 1983 que débutera le récit de cette aventure écrit par la plume de l’un de ses piliers : Stéphane Coiraton. Presque 20 ans plus tard, fort de son expérience et de ses souvenirs, Stéphane s’est arrêté sur le bord du chemin, il s’est retourné et raconte.

Jérôme DESTARAC

Naissance d’un club de légende

Dimanche 5 juin 1983 à 17 h 34, la vie d’un futur joueur et d’un club de tennis va basculer pour toujours. En effet, ce jour- là se dispute la finale de Roland Garros, opposant Mats Wilander au français Yannick Noah.

Un jeune garçon de 11 ans ne s’intéressant pas du tout au tennis (trouvant ce jeu stupide et incompréhensible), mais préférant le football avec ces idoles   : Platini, Tigana, Genghini, demi-finaliste de la dernière coupe du monde, allume la télévision, ce geste banal va transformer sa vie sportive.

La journée est belle et ensoleillée à Tarbes, classique pour un mois de juin dans la région, un temps pour aller se balader. Aujourd’hui, la famille invite, les cousins et cousines et par conséquent toute sortie est compromise.

Le repas se déroule normalement et vers 15 heures, mon cousin me propose de regarder la télévision, car un français est en finale de Roland Garros. Préférant aller jouer au football au lieu de m’enfermer, je refuse, mais comme il insiste, je finis par m’installer devant la télévision. Le match commence, ne comprenant rien aux règles et aux gestes, il m’explique sur chaque point ce qui se passe.

Au fur et à mesure que le match avance et étant déjà à cette époque très chauvin, je commence à être enthousiaste, car notre jeune français remporte les 2 premiers sets sur le score de 6/2 7/5 en se battant comme un lion.

Et que dire de ce 3ieme set de folie. Noah ayant effectué un effort important lors du second set, réussit à breaker d’entrée mais connaît un passage à vide où Wilander mena 2/1. Noah est au bord de la rupture, il a 3 balles de break contre lui, mais les sauve miraculeusement. Tournant dans ce match, Yannick commence à avoir des crampes, mais il continue à se battre et voici les 2 joueurs à 5/5.

La douleur commence à lui être insoutenable, il donne tout ce qu’il a, et réussit à breaker et à mener 6/5 service à suivre. Mais la tension est trop forte, il se fait remonter. Nous voici donc, devant un tie-break historique. Notre français s’arrache et mène 6/3. Dans la salle à manger, nous sommes concentrés, mon cousin et moi, sur le service de Noah. La balle s’élève, un coup violent lui est donnée et retombe dans le carré de service de Wilander qui la reprend, mais trop forte, cette dernière sort du court.

Yannick se met à genoux et leva les bras vers le ciel, tandis qu’à Tarbes un cri de joie envahit la maison. Moi, qui ne suis pas enthousiasmé par ce sport, j’ai regardé ce match pendant 2 h 25 et je suis fier que ce français ait tout donné pour arriver à la victoire.

la décision est prise, je veux faire du tennis. Bien sur, mon amour du football est aussi important et je poursuis cette activité une saison de plus. Mais en septembre 1984, après que mes parents se soient renseignés sur un club de tennis proche de mon domicile, je décide de m’inscrire à L’ASSOCIATION SPORTIVE ET CULTURELLE DE LA GESPE.

Saison 1984-1985   : Les Débuts

Me voici donc dans ce club. Mais pour jouer, il faut une raquette, ne connaissant rien, je me renseigne auprès du président   : M. Escobedo

Ce dernier m’indique le type de raquette qu’il me faut, et nous partons avec mes parents acheter cet objet à Cazaux Dargeles, ma première raquette de couleur bleue (magnifique) et tout l’équipement vestimentaire nécessaire. Je suis donc prêt à commencer ce sport, de plus ce club propose des leçons le mercredi. Ces cours sont donnés par des instituteurs. Je m’aperçois rapidement que ces exercices ne sont pas très passionnants (taper sur le mur.) et en outre étant le seul gaucher, je suis un peu mis à l’écart, car déjà à cette époque, j’ai selon leurs dires «   des gestes bizarres au service et au coup droit   ».

Au bout de 6 mois, les cours s’arrêtent et ma formation également. Mais à la même période commence le tournoi interne, mon 1ier tournoi, même s’il n’est pas officiel. Au 1ier tour, je rencontre mon prof de tennis, donc normalement aucune chance. Le match est âpre, mais je gagne en trois sets, grâce selon lui à mon calme et ma patience. Ce jour là, c’est ma première victoire. Après des désistements et 2,3 victoires de plus, je me hisse à la finale du simple senior. Mais ma surprise ne s’arrête pas là, j’arrive au même moment en finale du double messieurs. Le samedi, je dispute le double et c’est là ma première victoire dans un tournoi et la première coupe. Le lendemain, je remets ça mais en simple, face à Escobedo Laurent, la terreur du club. Bien évidemment pas de surprise, il me bat car plus puissant et plus expérimenté. Cependant, je ne suis pas trop déçu car avec à peine 1 an de tennis, j’avais atteint 2 finales, même si cela n’était qu’un tournoi interne.

L’été 1984 arrive et avec mon meilleur pote, nous jouons tous les jours pendant 3,4 heures sous une chaleur accablante. Nous faisons parfois des matchs de 5 sets. Cependant, le terrain est très demandé et l’on doit se battre pour obtenir un créneau horaire.


Ma deuxième saison à la Gespe commence. Mon but cette année là est d’effectuer mon premier tournoi officiel. Je décide donc de m’entraîner avec mon pote, mais l’hiver 1985 est assez rude et malgré quelques entraînements sur un court enneigé, l’hiver se passe au chaud loin du tennis. Mais avec l’apparition du printemps, on redouble d’efforts pour trouver un niveau acceptable.

Les premières compétitions commencent et je décide de faire mon premier tournoi officiel. Je choisis de débuter à Odos. Mon premier match FFT commence donc le dimanche 9 juin 1985 à 9 h 30 sur le court A. Ce tournoi s’annonce difficile car 135 NC sont inscrits. On peut citer quelques-uns uns de mes potes comme Bruno Iratchet et Sébastien qui joue la veille à 13 h 30 et 14h. De plus, Bruno joue contre un futur bon joueur sous le nom de Gilles Villeneuve.

On peut également croiser quelques personnalités locales dans le tournoi NC   : Eric Touzet, Roger Ollé. Mais revenons à mon match, mon père m’accompagne à Odos. Confiant et sur de moi, j’affronte Christophe Cholet. Le match commence, il n’est pas très fort, mais je perds tous mes moyens et je prends un cinglant 6/0-6/0 en moins d’une heure. En me serrant la main, il me dit que je progresserai et que plus tard, je ferai de meilleurs matchs. La déception se lit mon visage car mon père était venu me voir et j’ai été ridiculisé.

Après cette déroute, je reprends le chemin de l’entraînement tout l’été, afin de pouvoir faire d’autres tournois et enfin montrer aux autres ce que je vaux tennistiquement parlant.

Saison 1986-1987

Je passe l’été à m’entraîner avec Christophe Ruinaut de manière très intensive ( 4 ou 5 heures par jour), ce qui déplait aux sours Santarelli qui veulent jouer et qui nous expliquent le système des fameuses heures HR et HO (que l’on ne respecte pas). En septembre, un nouveau membre au club s’inscrit, afin de vouloir ressembler à son aîné   : mon frère David.

Après de nombreux entraînements, je décide de m’inscrire aux pré-qualificatifs des Petits As. Le 21/12/86 à 10 h 30, j’effectue mon 2ième match officiel, en espérant bien sûr le gagner.

Je joue contre un certain Moliner. A l’échauffement, je me sens bien et cela se confirme par la suite. Et c’est là ma première victoire écrasante sur le score de 6/0-6/0 en 1 heure de temps.

Le lendemain, je fais mon second tour et là, je redescends de mon petit nuage. Je perds face à un certain Boya par 6/3 6/4 et ayant tout donner lors de ce match, je n’ai pas de regret. Et c’est là l’essentiel.

Mon président M. Escobedo, m’appelle fin décembre, pour savoir si je veux faire partir de l’équipe de la Gespe en coupe d’hiver, je réponds par l’affirmative.

J’arrive donc dans cette équipe (dont je trouverai le qualificatif approprié quelques années plus tard   : équipe de bras cassés). Elle est composée du propriétaire du bar «   le dauphin   » et de ses potes. Quand on part jouer le dimanche, ils ne sont jamais remis de leur soirée de la veille et se prennent des 6/0-6/0 même en double!!!

Quant à moi, j’essaye de faire ce que je peux en marquant quelques jeux. De plus, après les matchs, c’est au bar du village rencontré que l’on finit,: belle image du sport   !!

Le printemps arrive, je ne fais pas de tournoi, mais plutôt un entraînement intensif. On est tellement accro avec mon pote, que l’on joue sur le court enneigé et parfois même gelé.

Le club durant cette année là, n’a pas d’équipe (digne de ce nom) et chacun joue pour soi. Nous sommes un petit club de quartier que personne ne connaît..

Saison 1987-1988   : La rencontre

La saison cette année là est assez morose. En effet, je décide de ne pas faire de tournoi et de m’entraîner (et toujours en s’amusant) de plus en plus. Mais ce qui marque cette année, n’est pas tennistique.

Cette année là est marquée par une rencontre, que dis-je LA RENCONTRE.

De celle que l’on ne fait pas souvent dans une vie. Cette personne, qui sera plus tard, notre mascotte, notre bout en train, notre Bubu national mais surtout mon meilleur pote (et je dirais même qu’il serait mon second frère).

Août 1988, je rentre de 3 semaines de vacances avec mes parents et je veux retoucher un peu la raquette. Je pars donc m’inscrire pour jouer 1 heure. Et quelle n’est pas ma surprise de voir mon nom afficher durant les 3 dernières semaines ( Mr Pécassou ayant laisser les affiches durant le mois d’août). De plus, à l’heure ou j’aperçois tout cela, je vois mon nom inscrit. Je pars, donc sur le court de tennis, pour voir qui s’est approprié mon patronyme. Je vois deux jeunes en train de jouer. Je leur demande, s’ils sont du club, ils me répondent par l’affirmative. La moutarde commence à me monter au nez, je leur demande leurs noms, et un des deux, qui porte des lunettes, me répond qu’il s’appelle Stéphane Coiraton. A ce moment, je lui dis très calmement, que c’est moi   !! Il me rétorque qu’il a pris ce nom, car je jouais beaucoup et que donc cela ne se verrait pas. Et en plus un de ses potes (de Laloubère), lui a prêté les clefs pour jouer car il ne faisait plus partie du club.

A partir de ce jour, ce double moi d’un jour, ne va plus quitter ce club.

Saison 1988-1989

Le club n’a toujours pas d’équipe car celle de 1987-1988 a disparu comme elle était arrivée, et il vaut mieux comme cela. En 1988, l’entraînement est une fois de plus le mot d’ordre. Dans le club nous commençons à avoir plusieurs styles de joueurs. Entre Bruno (Casaro), Christophe (Ruinaut), David (Coiraton), Olivier (Escobedo) et moi-même, les entraînements sont sympas.

A partir du mois d’avril, commence de nouveau le tournoi interne de la Gespe. Je m’inscris sur le tableau masculin et le double. Pour cette dernière compétition (le double), je me retrouve avec M. Escobedo. Les matchs et les victoires se succèdent, et comme lors de ma dernière participation, j’accède à la finale du simple et du double. Le samedi après-midi, nous effectuons le double contre la paire Anton-Escobedo Laurent et nous perdons. Mais que cela ne tienne, il me restait la finale en simple le lendemain, et je compte la gagner   !!

Celle-là, je la voulais et je l’ai eue et par conséquent première victoire dans un tournoi (même s’il n’est pas officiel). L’ébauche du «   King   » commence à se dessiner.

Pour la petite histoire, dans le même tournoi, en demi-finale du simple, je me suis fait un petit plaisir en battant le fils de mon prof de sport à Victor Hugo   : M. Anton

De plus, dans le tournoi de l’école de tennis, qui est plus structuré, un certain Hervé Pécassou bat Dedieu.

Et tant qu’on y est dans les statistiques, dans le tournoi féminin Santarelli F bat Santarilli P et en double Mixte (cette année là, il y a beaucoup de femmes   !!!), la paire Santarelli Y – Saint-Laurens R battait Viguier L – Saint-Laurens F.

Après cette victoire, je m’inscris au mois d’août au tournoi du GIAT avec mon frère. Là, nouvelle désillusion, mon frère et moi, nous nous faisons éliminer au 1ier tour. Bien que mon adversaire ne fasse que des fautes de pieds au service et tricher, les défaites sont là.

La fin de l’été arrive et nous allons entamer une nouvelle décennie dans ce club et peut-être qu’une équipe naîtra lors ces futures années.

Saison 1989-1990

Dans le club, un nouveau joueur s’inscrivit à la Gespe. Je devrais dire une nouvelle joueuse Chantal (Mouliet), notre voisine. Elle m’apprit à muscler mon jeu, qui n’est fait depuis que je joue au tennis que de toucher de balle. Je m’entraîne durement avec elle car dotée d’une meilleure technique que moi.

Mais ce début de saison, marque l’arrivée d’un élément important au club, la mise en place d’une équipe homogène.

On la surnomme l’équipe Saint-Laurens- Coiraton, car elle est formée des frères St Laurent et Coiraton. Nous participons à la coupe d’hiver et nous gagnons nos premiers matchs par équipe. Autres compétitions auxquelles cette fabuleuse équipe participe, c’est le tournoi UFOLEP. Et pour la première fois dans le club, une équipe remporte un tournoi. Les tâches dans cette équipe sont facilement réparties   : les frères St Laurent font le double et les frères Coiraton les deux simples. Et avec ce cocktail, il ne peut y avoir que la victoire au bout.

Et personnellement une victoire de plus (et bien sur une coupe en plus..)

Après ces compétitions qui se déroulent entre novembre et avril, je décide de ne pas faire de tournoi pour me reposer. Mais je m’entraîne avec Bruno, Chantal, Christophe et mon frère.

Mi-Août, alors que je m’entraîne à la volée, je glisse sur une balle et ce qui devait arriver, arriva: Entorse de la cheville droite, qui m’oblige durant cette fin d’été de garder le plâtre pendant trois semaines, ce qui est interminable pour une personne sportive comme moi.(Mais cela n’est rien comparé à l’indisponibilité occasionnée par un autre plâtre quelques années plus tard)

Saison 1990-1991

Après m’être remis de ma blessure et après avoir effectué une rééducation intensive, je reprends le chemin du court de tennis. Comme la saison dernière l’équipe St Laurens-Coiraton est de nouveau de service. Et de nouveau, elle effectue un parcours intéressant en coupe d’hiver (sans se qualifier, mais bon   !) et gagne une fois de plus la coupe UFOLEP pour la deuxième année consécutive. A noter que dans cette équipe un nouveau joueur fait son apparition   : Jérôme Destarac.

Début avril, je décide (avant le tournoi de la Gespe) de m’inscrire au championnat départemental des jeunes. Le 07/04/1991 à 14 h, je joue contre Lussan que je bats assez facilement sur le score de 6/2-6/2.

Au second tour, je gagne de nouveau un certain Bellivier par 6/2-6/3, mais j’échoue en quart de finale contre Abadie 6/2-6/1. Ce tournoi me permet de me mettre en jambe pour celui de la Gespe.

Le tournoi interne approche. Je suis le tenant du titre en simple messieurs, et de nombreuses personnes veulent me voir chuter. Comme chaque année, je m’inscris en simple et en double (avec Mr Pécassou).

Je pense que le départemental m’a fait du bien, car à la Gespe je rafle tout   : le simple et le double.

En simple, je bats Nicolas St Laurens sur le score de 6/4-6/2 et en double, nous gagnons 6/4-6/1.

Ce tournoi est historique, car personne n’a jamais fait le doublé (et ne le fera plus dans les futures années, car il sera le dernier tournoi interne).

Personnellement, la saison se termine bien, mais le club manque d’un mouvement de jeunesse pouvant provoquer un nouveau souffle.

Saison 1991-1992

Cette saison est une saison intermédiaire, qui va ouvrir de nouvelles perspectives au club. En effet, les frères St Laurens ne veulent plus faire de match cette année et aucune équipe ne sera alignée. Cela nous a permis de faire le point et de nous faire réfléchir sur la possibilité de création d’une nouvelle équipe.

Bruno désirant s’impliquer de plus en plus dans la vie du club, a émis le souhait d’intégrer une équipe ainsi que Jérôme.

Partant de cet état des lieux, nous nous entraînons tous ensemble durant cette saison, afin de réaliser de nouveaux exploits lors la coupe d’hiver.

En juin, Chantal me demande de participer au tournoi de Rabastens dans la catégorie des NC.

Après quelques matchs assez «   chaud   », en particulier celui de Rouches (le gardien du Stado foot) où il me mène 5/1 service à suivre au premier set, je réussis à remonter, je gagne 7/5 et je lui mets un 6/0 en suivant (et c’était l’un des favoris).

Débarrassé de cet adversaire, je me hisse aux portes de la finale contre Saclier que je gagne très facilement sur le score de 6/1-6/1.

C’est un moment historique, personnel car c’est mon premier tournoi officiel, mais aussi pour le club, car aucun joueur n’avait encore gagné de tournoi.

Cette saison fut importante, car une nouvelle ère s’annonce à la Gespe. Une Gespe qui a envie de gagner et de combattre les grandes équipes départementales.

Saison 1992-1993

Le mois de septembre et d’octobre de cette année, sont des périodes où nous nous entraînons un peu plus que les années précédentes.

Notre premier match en coupe d’hiver avec cette nouvelle équipe (Jérôme – Bruno – David et moi) est contre Pouyastruc.

L’équipe alignée est Bruno, David et moi. Chose importante lors de cette rencontre, c’est Chantal qui nous emmène sur le lieu du match.

Nous avons déjà gagné la partie lorsque Bruno entame son match (nous avons, David et moi, remporté nos matchs). Mais Bruno nous fait un match à rallonge (ce qui fit sa légende). Chantal regardant l’heure et voyant qu’il était déjà 19h, l’heure du souper, nous demande de faire arrêter le match de Bruno, alors qu’il est mené 2/1 au troisième set. C’est ainsi qu’il perd son match. Cette anecdote n’est pas insignifiante pour le reste de la saison.

Les week-ends et les matchs se déroulent normalement, nous gagnons, nous perdons, mais nous nous situons dans le peloton de tête.

Lors du classement de la poule, seuls les deux premiers sortent. Nous finissons troisième au goal–average. Et ce fameux premier match et troisième set à Pouyastruc, nous coûte notre qualification (Merci Chantal   !!)

Mais bon, pour une première année, nous avons fait fort. Nous commençons à faire connaître notre petit club sur le plan départemental mais l’essentiel c’était qu’une équipe était née.

Saison 1993-1994

Cette saison s’annonce bien pour notre club. Après des résultats encourageants par équipe l’année dernière, nous pensons faire mieux.

Or, le tirage au sort lors de la coupe d’hiver ne nous a pas été favorable, les grosses pointures figurent dans notre poule.

Les premiers matchs sont moyens et les résultats ne nous permettent pas de croire à une qualification. De ce fait, quand nous partons à St-Lary pour jouer notre dernier match, nous n’avons plus rien à espérer.

L’équipe est composée de Jérôme, David et moi. Nous partons accompagnés de mes parents dans la R21. Le temps est nuageux, il fait froid. Le terrain se trouve dans le palais des sports et la salle est ultra rapide.

Je commence à jouer et malgré quelques difficultés, je m’impose. Puis, c’est au tour de Jérôme de jouer et malheureusement il connaît la défaite. [ndlr: Et ce n’est qu’un début pour lui]. David doit à tout prix gagner pour que l’on remporte la partie. Comme à son habitude, pour les grands matchs, il joue «petits bras» et là encore une fois, il va perdre.

Mais signe du destin, son adversaire se claque et on gagne ce match et par conséquent la partie.

Après avoir pique-niqué avec mes parents à St-Lary, nous prenons le chemin du retour. Arrivé à Arreau, la toute nouvelle équipe de la Gespe faillit disparaître comme le grand Manchester United de son temps. En effet, en plein rond point, les freins de la R21 lâchent, et heureusement grâce au sang froid du père Coiraton, la voiture a pu s’immobiliser sans que personne ait la moindre égratignure.

Trois heures plus tard, nous sommes rentrer au «   bercail   » en taxi avec une belle peur.

Cette année, par équipe, nous n’avons pas réalisé nos objectifs. Mais les saisons suivantes seront peut être meilleures, enfin on l’espère.

Sur le plan individuel, je décide de faire, 9 ans après, le tournoi d’Odos, où j’avais pris un cinglant 6/0-6/0. Bruno y participe également.

Pour la petite histoire, étant tout les deux encore NC, nous devions nous rencontrer au 1ier tour. Mais Bruno demanda à changer d’adversaire, ce qui lui a été accordé.

Cette décision prise par l’organisation lui porte chance puisque au 1ier tour, il gagne Salles par 6/3-2/6-6/4 mais malheureusement perd au second tour face à Sarrabayousse.


Quant à moi, je parviens à accéder à la finale face à Bayoumeu que je gagne très facilement sur le score de 6/1-6/0, en lui infligeant 12 jeux de suite.

Mais cette victoire, ne me fait pas oublier un match perdu dans le tableau 4ième série où j’avais obtenu une balle de match. En effet, la chaleur et un manque d’hydratation me provoquent des crampes aux jambes ainsi qu’à une main. Heureusement que mon frère et Bruno sont présent lors de cette rencontre, pour me fournir de la pommade et m’obliger à faire des assouplissements car sans cela j’aurais dû abandonner.

En dehors de ce match, c’est mon deuxième tournoi que je remporte en portant bien haut les couleurs de la Gespe.

Notons également, que le jeune Hervé Pécassou a fait ce tournoi et a perdu face à Gardia-Bacqué par 6/3-6/2.

Cette saison pour le club et à titre personnel fut très bonne. Seul bémol et malheureusement très triste, la disparition de la mère de Bruno.

Saison 1994-1995   : Les Premiers exploits

Pour cette dixième année au club, j’ai envie de créer l   événement. Bien sur, comme chaque année il y a la coupe d’hiver, mais je veux perfer individuellement afin de me sortir de ce classement de 30/4.

Après de nombreux entraînements avec cette équipe que l’on a formée l’an dernier et dont les liens commencent à se renforcer, un véritable esprit d’équipe est naît et cela fait vraiment plaisir.

Nous repartons pour une nouvelle croisade en coupe d’hiver avec de nombreux espoirs de qualification pour les phases finales.

Le tirage est extrêmement difficile pour notre équipe. Rappelons quand même que nos classements ne sont pas hauts   : 30/4 pour les meilleurs et NC pour les plus faibles.

Notre courageuse équipe menée par un bon capitaine (à l’époque), mon frère, ne peut faire face aux assauts d’équipes, comme L’UAT ou VIC en Bigorre, beaucoup trop fortes pour nous.

Déception dans le rang gespois, car malgré nos entraînements, nous n’avons pas récolté le fruit de notre travail.

On dit toujours que le travail paye, par conséquent je décide de m’inscrire au championnat départemental 4ième série.

Dans ce même tournoi, un jeune du club s’inscrit dans le tableau des NC bien qu’il soit devenu champion de France UNSS avec le lycée Marie Curie. Ce débutant (qu’il n’était plus tout à fait) s’appelle : David Esteban.

Les premiers matchs se déroulent assez facilement. Mais en gagnant 2,3 matchs dans le tableau 4ième série, je poursuis mon ascension dans le tableau 3ième série. Dans ce dernier, je ne fais pas long feu : Un petit match et on s’en va.

Je sens l’écart important entre mon niveau actuel et le leur.

Après m’être fait éliminer en 3ième série, je reviens jouer en 4ième série où j’atteins les ¼ de finales. Mais après une dizaine de matchs dans ce tournoi en 15 jours, je manque de condition physique et mon parcours s’arrête là. Avec 8 victoires dans ce tournoi, mon pari est gagné, je dois monter dans la hiérarchie du classement FFT.

Revenons au jeune minot, le petit David. Lui aussi faisait son petit bout de chemin en faisant mieux que moi   !!!

En effet, David étant NC, se balade dans cette série et arrive même en ¼ de finale du tableau 4ième série, tout comme moi.

Il fait une quinzaine de matchs et gagne le championnat départemental NC. Il est donc le premier dans le club à gagner un titre départemental avec les couleurs de la Gespe (qu’on se le dise Mr Majoureau   !).

De plus, grâce à ce titre il part au championnat régional, où il passe 3 tours. Je sens bien que ce petit gars allait plus tard occuper une place prépondérante dans notre club.

Après ce tournoi, les petits de l’équipe reprirent l’entraînement tout le printemps et tout l’été en vue d’une nouvelle saison de coupe d’hiver, avec toujours le même objectif   : une qualification en phase finale.

De plus un ancien du club qui avait préféré jouer pendant quelques années dans le club de référence tarbais (le traite !), va revenir et jouer en équipe avec nous. Il se nomme Olivier Jouille.

Saison 1995-1996   : 1ière phase finale

Cette saison semble bien débuter. Car, un bon joueur vient de rentrer dans notre équipe, toujours former de Jérôme, Bruno, David et moi. Ce nouveau joueur, qui n’est pas tout à fait nouveau dans le club veut rejouer après une interruption de 10 ans.. Olivier Jouille, c’est lui, avait été de plus à l’école avec Bubu. Par conséquent son intégration fut assez facile. Du coté de la technique on peut qualifier ce tennisman de bourrin   : un service de brute, des lifts à gogo. Bref une bonne recrue pour pouvoir enfin cette année intégrer la phase finale de coupe d’hiver.

Cette année encore le tirage au sort ne nous est pas favorable. Citons Pierrefitte, La Barthe de Neste, Saint-Pé. Nous avons du pain sur la planche.

Pour le premier match, nous partons avec mon frère et Bubu à la Barthe de Neste. Nous savons en allant là bas que cela va être mission impossible (mais rien n’est impossible avec les gespois   !).

Notre chance, c’est que c’est notre premier match de poule, car ils ajustent leur équipe par rapport à nos classements qui ne sont pas élevés (30/4 et NC), car les nouveaux classements ne sont pas encore sortis. Cette équipe des Peupliers qui a des 30 et 30/1 dans ses rangs, nous aligne des 30/3 et 30/4.

Et 4 heures plus tard, la gespe fait son premier gros coup en allant gagner contre le favori 3/0. Dégoûté, ils ne nous offrent même pas l’apéro, mais cela ne fait rien la victoire est là.

Lors de la deuxième journée, nous partons à Pierrefitte, là encore un gros morceau. Mais après l’exploit de la semaine dernière tout est permis. Malgré la défaite de Bubu, mon frère et moi gagnons nos deux matchs. Et une victoire de plus   !!

Après deux journées, le club de tennis de la gespe est en tête de sa poule et elle est à une victoire d’une qualification en phase finale. Mais attention, il nous faut une autre victoire et comme dit le proverbe il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tuer!

Lors de la troisième rencontre, notre élan est arrêté net par une défaite 3/0 face à une équipe beaucoup plus forte que nous.

Tout allait donc se jouer à Saint-Pé. Il ne faut absolument pas faire comme l’équipe de France de football pour la qualification à la coupe du monde aux USA, en perdant la qualif lors du dernier match.

Après concertation, on décide de garder la même équipe (de toute manière, nous n’avons pas trop le choix), Olivier fait Lourdes Tarbes et Jérome ne se sent pas prêt à jouer.

Arrivés à St-Pé nous savons qu’il n’y a qu’un seul mot d’ordre   : gagner à tout prix   !

Le temps est triste, il a plu la veille et il fait froid (les montagnes sont proches), Bruno puis mon frère commencent leurs matchs.

Quasiment simultanément les 2 matchs se finissent en même temps et verdict   :Une victoire dans chaque camp. Le destin de la gespe repose sur mes épaules ou plutôt dans ma raquette.

Mon adversaire qui habite juste en face des courts arriva à moitié endormi. En effet, ce dernier était sorti la veille et n’avait dormi que 4 heures. Une aubaine pour moi.

Cela se traduit de suite par la prise du premier set très facilement 6/0. Mais, il se réveille, se bouge, et en jouant un peu moins vite de ma part et lui en haussant le jeu, il finit par remporter le second set par 7/5. La première qualification par équipe du club à des phases finales va se faire sur un seul petit set. La bataille est rude, il ne veut rien lâcher. Je fais le break à 5/4, je sers pour le match, mais la pression est trop forte et je me fais de suite débreaker 5/5. Nous gagnons respectivement nos jeux et c’est le tie-break. Un tie-break historique qui peut nous amener soit au paradis soit en enfer.

Tous les points sont acharnés, je mène rapidement 5/1 mais il revient à 5/3, je serre le jeu et je mène 6/3 service à suivre. Je sers et je décide de monter de suite à la volée, il tente de me faire un passing je fais une volée croisée de revers. Je vois la balle faire un rebond et en même temps je le vois partir essayant de la rattraper mais trop tard la balle a déjà fait son deuxième rebond condamnant son club.

Ca y est, après plusieurs saisons d’attente, le club de tennis de la gespe est en phase finale.

Cet exploit est encore plus beau car nous n’avons pas utilisé notre joker en la présence d’Olivier.

Quinze jours après notre exploit, les ¼ de finale nous attendent et notre adversaire n’est autre que Louey. L’équipe est composée des deux frères Coiraton et d’Olivier, Bruno laissant gentiment (ou plutôt tranquillement) sa place.

Pour sa première cape, Olivier fait son travail de gespois (à cette époque) en gagnant son match. Mais mon frère et moi, n’étant pas dans un grand jour (peut être la pression) nous perdons nos rencontres. De ce fait, nous sommes éliminés de la coupe. Les semaines suivantes, cette équipe remporte le tournoi, ce qui relativise notre déception.

Nous avons goûté aux phases finales et notre objectif et de faire encore mieux l’année prochaine.

Saison 1996-1997   : 1ière consécration

En ce début de saison beaucoup de questions se posent à nous. En effet, Olivier et moi partons pour exécuter notre service national à Hyères pour l’un et Agen pour moi. Qu’allons nous faire pour cette nouvelle coupe d’hiver qui se présenter à l’horizon   ? De plus, une nouvelle équipe de petits jeunes décide de former une deuxième équipe. Elle est composée de Hervé Pécassou, Cédric Majoureau et de Luc Ballarin.

En réfléchissant, on décide de s’inscrire car je ne suis pas loin de Tarbes et Olivier rentre un week-end sur deux. Heureusement qu’il y a Bruno, Jérome et mon frère, qui sont des éléments fixes de l’équipe (pour cette année là, en tout cas).

Après de nombreux entraînements techniques, car au niveau du physique, l’armée nous apporte plus que le nécessaire, la coupe d’hiver commence.

Pour une fois le tirage au sort nous est favorable et au vue des joueurs (et des disponibilités de chacun), la qualification ne doit pas trop nous poser de problème. En effet, nous passons les différents matchs de manière très satisfaisante en remportant toutes nos rencontres.

Nous voici donc pour la deuxième année consécutive en phase finale. L’équipe 2, pour sa première participation, rate sa qualification au goal-average. Le tirage au sort de ce quart de finale nous propose Bordères. Les parties sont disputées mais David et moi gagnons nos rencontres tandis que Bruno perd la sienne. Mais cela n’a que très peu d’importance nous sommes en demi-finale. Pour la petite histoire, Olivier n’a pas pu participer à ce tour car il a été retenu dans son régiment. Et malheureusement, la demi-finale va également me passer sous le nez, car je vais être en manouvre à Caylus en train de jouer au petit Rambo.

De plus, notre adversaire est le «   Méridien   » avec son joueur n°1   : Wolf.

Ce dimanche là, à Caylus, il fait froid très froid. On court le matin nos 10 km comme tous les matins. L’après midi, on s’entraîne à être de bons petits soldats. Mais le moral n’est pas au beau fixe. Je pense à mes potes en train de jouer une demi-finale historique et peut-être en train de se qualifier pour la finale sans que je sois présent. 19 heures, après avoir soupé, je m’approche d’une cabine téléphonique pour savoir le verdict. J’effectue le numéro de la maison et je demande à parler à mon frère. Le suspense est à son comble, surtout quand je lui demande ce qu’ils ont fait. Bien sur pour moi, il ne peut y avoir que la victoire (du moins, je l’espère) qui me contenterait. Après un silence de quelques secondes, mais qui me paraissent des heures, il me répond par l’affirmative. Ca y est, notre équipe est en finale de cette fameuse coupe d’hiver   ! Quelle joie et quel honneur de pouvoir participer à une finale par équipe ! Mais j’oublie bien vite où je suis, je ne suis pas en vacances, mais à l’armée. Et justement le week-end de la finale je suis de garde, par conséquent pas de finale, mais je dois trouver à tout prix un moyen de me libérer.

Bien que pour Olivier cela ne pose pas trop de problème, pour moi par contre cela va être plus difficile.

C’est la période des petits as et mon frère fait la connaissance d’un ancien général qui s’occupe du tennis dans le département et lui explique mon cas. Ce dernier décide d’écrire à mon chef de corps afin de me libérer pour cette journée. Mais de mon coté, j’arrive à m’arranger pour pouvoir partir le samedi après midi et revenir le dimanche soir. Or, notre ancien général a déjà envoyé le courrier, et je me fais convoquer chez le capitaine pour lui fournir des explications. Après quelques remontrances, il m’accorde ce jour. Je vais pouvoir participer à cette finale.

L’équipe adversaire est une équipe qui ne nous est pas inconnue   : c’est Pierrefitte. L’affiche est donc Gespe Pierrefitte, avec chez nous l’équipe type que nous n’avions pas pu aligner tous le long du tournoi. C’est à dire Olivier, David et moi. Pour la petite histoire je suis le capitaine de cette équipe(eh, oui   !).

Le premier match est celui de mon frère. On le sent tendu, il ne veut pas écouter les conseils et il joue petit bras. Dans ces conditions, il perd rapidement le premier set. Puis il se décontracte, il écoute, et bien sur cela devient beaucoup plus facile. Il remporte le second puis le troisième set. Mais que ce fut chaud. GESPE 1 – PIERREFITTE 0.

Olivier dispute le second match. Ce dernier veut imposer son jeu en force mais il fait beaucoup trop de fautes, tandis que son adversaire renvoie la balle. Il perd le premier set. Je lui explique qu’il doit jouer contre nature, c’est à dire renvoyer la balle et attaquer juste s’il y à une ouverture. Et le tennis c’est mathématique, il fait moins de fautes et remporte plus de points et donc plus de jeux. Il gagne facilement le second et le troisième set. Ce qui veut dire GESPE 2 – PIERREFITTE 0. La Gespe est vainqueur de la coupe d’hiver 2ième division 1997. La joie envahie les supporters et l’ensemble de l’équipe, c’est un bonheur total. Je perds mon match totalement déconcentré, car la victoire était déjà acquise.

Nous avons réussi un pari impossible, remporté un titre par équipe. Ces mousquetaires s’appellent: Bruno, Jérome, Olivier, David et Stéphane. La gespe est connue et reconnue dans le département. Mais notre soif de victoire, ne va pas s’arrêter là, on va maintenant s’attaquer à la région (car la victoire est en nous).

Saison 1997-1998

Après notre superbe victoire de l’année dernière, il est l’heure des récompenses (qu’elle est belle la coupe   !).Nous sommes donc inviter le 24 octobre à la nuit du tennis, regroupant la crème des crèmes du tennis départemental. Soirée très sympathique, mais à mon goût et également d’après mes potes (ou de mes collègues pour certain.) un peu trop formel. Néanmoins l’équipe de la gespe était donc connue et reconnue.

Avec cette victoire, nous avons gravi une division supplémentaire pour accéder à la première division, avec par conséquent des équipes beaucoup plus fortes. Nous reconduisons l’équipe des mousquetaires complétée d’un renfort de choix en la présence de David Esteban qui est classé 15/5. De plus, la période militaire est terminée pour deux d’entre nous, l’équipe peut être complète quasiment tous les week-ends. Grâce à nos victoires lors de nos différents matchs, nous présentons une équipe de choc au niveau des classements   : 15/5 (D.Esteban), 30/1 (moi), 30/1 (O.Jouille) et 30/2 (mon frère) sans compter les faux classements de Bruno et Jérome. Comme l’équipe 2 a raté la qualification de peu l’année précédente, on l’inscrit en deuxième division.

Le tirage au sort encore une fois ne nous est vraiment pas favorable   : Les Peupliers 2, Vic 1, Séméac 1, Bagnères 2, Bordères 1. Seulement les trois premiers sont qualifiés pour les phases finales.

Premier match à Massey, nous recevons Vic en Bigorre et je joue contre un 5/6. Résultat 6/0 6/1 en un peu moins de 45 minutes de jeu, dégoûté   ! De plus, Olivier et mon frère prennent aussi un joli petit carton (comme on dit chez nous) On peut dire bienvenue dans la première division.

Le second match, se déroule à Bagnères, autre gros morceau. Après la victoire de David Esteban et la défaite d’Olivier, je joue contre un joueur réputé très bon (à l’époque) : X

Il a un jeu superbe, je rentre dans sa tactique et il remporte facilement le premier set. Mais, après les conseils éclairés de David Esteban (qui le connaît bien), je le fait dégoupiller et la victoire me tend les bras. C’est fait, la Gespe remporte en ce jour son premier match en D1.

La troisième journée, nous nous déplaçons à Bordères. La partie est beaucoup plus facile, et deuxième victoire de la gespe en une semaine. La qualification est maintenant possible.

Le dernier match est aux Peupliers, mais cette équipe ne refait pas la même erreur que l’année précédente et nous aligne de bons joueurs. Le résultat est là   : défaite de la gespe. Notre seule chance de nous qualifier est maintenant au goal-average. Résultat   15 jours plus tard   : La gespe finit troisième de sa poule et malheureusement ne se qualifie pour les phases finales.

Après ce beau parcours en coupe d’hiver, je décide de faire un tournoi individuel. Mon choix se porte sur le championnat départemental. Cette année, une nouvelle formule est mise en place. Un pré tournoi par secteur géographique et les gagnants de ces secteurs peuvent participer à la phase finale du départemental. D’autres membres du club y participent. Ces joueurs ne sont rien Cédric Majoureau (qui a du potentiel) et mon frère.

Après plusieurs matchs, j’arrive en finale de la phase secteur ainsi que mon frère. Mais nous n’allons pas nous rencontrer, car il faut dire qu’il y a trois matchs avant la finale.

Mais mon adversaire n’est pas mieux, c’est Cédric   ! Evènement historique, c’est la première fois que dans un tournoi officiel deux gespois se rencontrent (et cela a été la seule) Le match est tendu. Je remporte le premier set assez facilement sur le score de 6/3. Le second, il s’accroche un peu plus et me fait un break au mauvais moment pour moi et je perds 6/4. Je me dis que je ne peux pas perdre face à ce petit jeune. Je me concentre, je fais moins de fautes et je mène très rapidement 5/1. Dans ma tête le match est gagné. Mais en tennis, un match est gagné quand on voit rebondir 2 fois la balle de match et je ne l’ai pas encore vue rebondir.

Un moment de déconcentration de ma part et le score est très rapidement revenu à 5/5. Je dois faire quelque chose. Je décide de jouer à l’intox et faire jouer mon expérience. Je ne fais que monter à la volée et je le pousse à la faire la faute et le pauvre Cédric tombe dans le piège. Je gagne le set 7/5. J’ai eu chaud, Cédric a également bien joué. Quant à mon frère, il remporte également sa partie. Par conséquent les deux frères Coiraton sont qualifiés pour les phases finales.

Lors de cette phase mon frère arrive en ¼ de finale, tandis que j’atteins les ½. Ce tournoi pour l’image du club a été très bon. En effet, deux gespois sont dans les huit meilleurs du département en quatrième série et un qui atteint la finale de la phase secteur.

Grâce à cette demi-finale, je suis qualifié pour participer au championnat régional à Toulouse. Une première pour le club. Le match se déroule à Balma sur de la terre battue face à un bonhomme d’environ 1m90, une montagne. Sans doute impressionné car des arbitres internationaux (ils allaient faire le tournoi de Monté Carlo) nous arbitrent. Je perds le match. Mais pour moi, ce tournoi était la cerise sur le gâteau car depuis le début de la saison nous avons déjà réalisé de jolies choses.

Après avoir expérimenté la compétition départementale, nous voulons maintenant se frotter aux équipes régionales. Le club a donc engagé une équipe en coupe de printemps en promotion 6 (la division la plus basse) L’équipe est donc composée de   : D.Esteban (15/5), S.Coiraton (30/1), O.Jouille (30/1), C.Majourau (30/1), D.Coiraton (30/2), H.Pécassou (30/3), B.Casaro (30/4), L.Ballarin (30/5) et C.Mehay (NC).

Cette équipe s’est formée grâce à la réunion des équipes 1 et 2 de la coupe d’hiver. Pour notre groupe cela va être une découverte car des déplacements se peaufinent à l’horizon et à c’est à ce moment que nous allons tester la solidité de notre groupe et surtout des jeunes formés pour l’essentiel au club. De plus ce n’est plus 3 simples dans ce tournoi mais 4 simples et 1 double. Pour nous une nouvelle histoire peut commencer.

Afin d’éviter des déplacements trop longs, la phase qualificative se déroule entre clubs du même département. Par conséquent, nous pouvons rencontrer des équipes jouées lors des dernières coupes d’hiver. Le tirage au sort nous donne   : Les peupliers 3, Barcellone du Gers, Ibos 2, Tournay et Magnoac. Les deux premiers de la poule sont qualifiés pour les phases finales. N’ayant aucune référence dans ce tournoi nous y partons sans complexe.

Notre première rencontre en coupe de printemps est contre Barcelonne du gers, chez eux le 12 avril 98. L’équipe gespoise alignée pour ce premier match historique est composée de   : D. Esteban, O.Jouille, H.Pécassou,   C.Mehay, D.Coiraton et L.Ballarin (les deux derniers pour le double) On peut s’apercevoir, que je ne fait pas partie de cette fameuse équipe (qui sera à tout jamais la première alignée en coupe de printemps) Etant fatigué de mes nombreux matchs, en particulier au championnat départemental, je préférai laisser ma place à des joueurs plus frais physiquement.

Les échos que j’ai de ce match, c’est qu’il faisait un froid de canard. Le hangar dans lequel se déroulaient les rencontres était en partie ouvert, la pluie s’engouffrait dedans. En dehors de ceci, nos vaillants petits ont fait le nécessaire en gagnant sur le score de 4/1. Lors des matchs suivants où je participe, les rencontres sont assez faciles (4/1) Nous capitalisons déjà 3 victoires, nous sommes quasiment qualifier, une seule victoire suffit et les phases finales s’ouvrent de nouveau à nous.

Nous partons jouer le 26 avril à Tournay pensant à un match facile. Et, comme à chaque fois dans ces cas là, le match est difficile. En effet, si D. Esteban gagne facilement son match (6/1 6/1), il en est autrement pour moi. En effet, après plus de 2 heures de match, je réussis à vaincre mon adversaire sur le score de 3/6 6/3 6/2. Dans le même temps Bruno perd son match marathon par 4/6 6/2 6/4 (face à un 30/5) La gespe mène 2/1, une seule victoire de plus et la région s’ouvre à nous.

Mon frère commence son match, le premier set est très accroché, mais il finit par l’emporter au tie-break sur le score de 7/6. Son adversaire a déjà tout donné et le fréro se balade en lui infligeant un cinglant 6/0 au second set. La gespe mène 3/1 et la qualif est en poche (la rencontre se termine par 3/2, nous perdons le double, mais c’est anecdotique)

Il nous reste Ibos, mais comme ils ne peuvent pas jouer, ils déclarent forfait. De ce fait, pour une première apparition dans ce tournoi sur 5 matchs, nous assurons 5 victoires. Nous finissons premier de notre poule devant les Peupliers.

Tout est possible maintenant pour nous, le bonheur est bien à la gespe.

Pour les 16ième de final, nous rencontrons le 7 juin une vieille connaissance avec l’équipe d’Ibos 1. Ce match va se dérouler dans le nouveau gymnase d’Azereix avec une surface ultra rapide. Comme d’habitude où plutôt comme cela va devenir une habitude (en particulier face à cette équipe d’Ibos), Olivier arrive en donnant une bonne image du tennis, c’est à dire que les effluves d’alcool le précède pour ne dire que cela (tu me comprends, j’espère !).

Donc, notre petit Olive part dormir dans les vestiaires, Luc commence son match. Ce dernier est âpre, mais comme notre footballeur a un meilleur physique que son adversaire, il remporte le match 6/3 4/6 6/1. Un bon petit match pour ce jeune joueur. La seconde rencontre est celle d’Olivier. Après une sieste d’environ 2 heures, notre joueur n’a pas tout à fait récupéré de ses frasques de la vieille. De plus, il rencontre un petit jeune plein de talent se nommant: Camille Roumega.

Bien que mesurant 1m50, il remporte le premier set face à notre fantôme du jour par 7/6. C’est sûr, quand on voit deux balles, il faut taper sur celle du milieu (pas vrai Olive   ?).

Mais miracle (on n’est pas loin de Lourdes, c’est peut être pour cela), Olivier se réveille et met deux 6/0 à son petit adversaire qui ne comprend plus rien. Gespe 2 – Ibos 0. Puis, vient mon tour, concentré comme jamais, je ne fais qu’une bouchée de mon adversaire en moins d’une heure par 6/2 6/1. Gespe 3 – Ibos 0. Il nous reste encore 2 matchs à effectuer mais la qualification est déjà acquise. Les autres matchs peuvent se dérouler sans pression. En effet, nous voyons entre les deux n°1 un match superbe que David perd 7/6 au troisième face à Eric Delacalle.

Pour être précis, nous remportons le double dans le mouvement et le score final est de 4/1 en notre faveur.

Dans les vestiaires c’est la folie, nous sommes encore en lice pour peut- être un exploit.

Notre adversaire des 1/8 de finale est Capvern le 14 juin 98. On sait que cette équipe est très faible car leur meilleur classement n’est que 30/3. Sur le terrain cela se confirme avec une victoire sans appel de 5/0. Nous restons humbles, car l’adversaire n’était pas de notre niveau.

Le 21 juin98, pour notre ¼ de finale, nous allons faire notre plus grand déplacement   : le match se déroule à Saix. A ce niveau de la compétition, nous décidons de mettre l’équipe type, c’est à dire   : D.Esteban, S.Coiraton, C.Majourau, O.Jouille et en double D.Coiraton et L.Ballarin. Et en dehors du match serré de David mais qu’il gagne 6/7 6/3 6/4, l’ensemble des autres rencontres se déroulent sans problème. Et nous remportons la partie 4/1 après la défaite de Cédric (7/5 7/5)

Nous fêtons cette demi-finale comme en coupe d’hiver, mais mieux si nous gagnons ce match, nous pourrions affronter un monstre du rugby mais aussi du tennis dans la région   : Le Stade toulousain.

Le 28 juin nous partons à Pennes. Vu le classement de cette équipe, Hervé (le capitaine) décide de mettre certains joueurs au repos, tout en assurant trois points. Car cette pauvre équipe de Pennes nous aligne 2 30/2, 2 NC et un 30/5. D’où, un match facile pour nous et une victoire sans forcer notre talent par 5/0.

La finale est à nous face au Stade toulousain. De plus, le lieu de la rencontre nous est favorable puisque nous allons jouer à Bagnères de Bigorre.

08 H 30 en ce jour du 05 juillet 1998, tous les joueurs ainsi que les supporters se réunissent au centre culturel de la gespe, lieu du regroupement de toute l’équipe. Tous les joueurs sont conscients de l’enjeu de la journée et mesurent ce qui leurs attendent face à leur adversaire du jour, le stade toulousain.

09 H 00, on arrive au tennis club de Bagnères de Bigorre où l’accueil est très chaleureux. Pendant les préparatifs de feuille de match, les adversaires de la Gespe, commencèrent à faire des balles d’échauffement. Il faut dire qu’ils nous prennent de haut et nous avons envie de les manger. Stade toulousain ou pas Stade toulousain.

09 H 15, les premières rencontres débutent. Sur le court n°1, Olivier joue contre un 15/5 et au bout d’un match d’un niveau digne d’une promotion supérieure, c’est le jeune toulousain qui gagne le match 6/4 7/6. Ah   !, si la chance avait tourné en notre faveur pour ce match, cela aurait pu changer le résultat.

Pendant ce temps, mon frère joue sur le court n°2. Toujours petits bras pour les grands évènements, il rate de peu de remporter le premier set en se faisant breaker à la fin de ce dernier (6/4 pour le toulousain).

Le joueur du stade au second set s’applique de plus en plus et fait moins de fautes, en outre mon frère «   pète les plombs   » et emporte facilement le second set 6/1.

11 H 20, le Stade toulousain est en pleine euphorie car il mène 2/0 avant le début des deux derniers simples. Mais David et moi, nous sommes encore plus motivés pour renverser la vapeur et leur boucler le bec à ces petits «   merdeux «»

Je rencontre un 15/4, d’un certain age, mais un 15/4. Au premier set, je suis concentré comme jamais et je mène facilement et rapidement 5/1. Mais, un relâchement coupable fait que mon adversaire revient rapidement à 5/4. Je m’applique sur mon service et je réussis enfin à remporter ce premier set. Le second set fut identique qu’au premier, je mène 5/1, je me fais remonter et je termine sur mon service. Je redonne de l’espoir à l’équipe et de plus je fais personnellement une superbe perf.

Pour le match de David, ce dernier remporte facilement également le premier set par 6/0 et redonne de la voix aux supporters gespois.

Le second set est un niveau de 3ième série, mais David fait beaucoup de fautes et le toulousain remporte ce set par 7/5.Le dernier simple est maintenant décisif pour la gespe, car si David perd, c’est fini pour nous.

Et le dernier set comme par magie est d’une simple formalité pour David qui gagne 6/0.

Cette victoire met les deux équipes à égalité et c’est le double qui va être décisif. Comme le règlement le permet, les 2 équipes ont droit à un repos d’une demi-heure. Cela nous permet de décider de l’équipe de double. David est sûr et prêt à faire un second match. Mais la discussion se pose sur le deuxième joueur. Cédric ou moi.. Je pense être plus fort à l’heure actuelle que lui, mais la gespe c’est pas que du tennis. Nous sommes une bande de copains et nous faisons participer tout le monde. Par conséquent notre équipe de double se compose de Cédric et david.

Le premier set est dur, cela était à prévoir car aucune des deux équipes ne veulent perdre le moindre point. Et à ce jeu là, nous remportons le premier set par 7/5. On est à un set d’un titre de champion régional. Mais la fatigue commence à se faire sentir pour nos deux joueurs.

Il faut à tout prix en finir en 2 sets, autrement cela risque de tourner à l’avantage du Stade. La lucidité devient de moins en moins bonne et les fautes directes se multiplient de notre part, et nous perdons très logiquement le second set sur le score de 6/3.

Le dernier set est celui de trop et notre équipe explose en perdant 6/1. Ce set nous fait perdre la finale 3/2, mais la joie d’arriver à ce niveau du tournoi pour une première participation prend le dessus sur cette défaite face à un adversaire très solide (il faut le reconnaître)

Nous avons droit ensuite à la remise des récompenses (avec une coupe!), puis vient un repas qui termine cette belle journée.

Ce match clôture une extraordinaire saison pour notre club. Et cela montre que dans l’avenir il faudra compter sur nous tant dans les compétitions individuelles que par équipe.

Saison 1998-1999   : Au sommet de la région

Après avoir passé un été à s’entraîner et à entraîner une jeune fille. Et oui je suis très pédagogue dans ce jeu là. Une nouvelle saison en coupe d’hiver s’ouvre à nous, et notre objectif est la gagne juste la gagne.

Le tirage au sort ne nous porte pas chance. En effet, Ibos, l’Asptt, Le Sailhet et l’UAT sont nos adversaires. Et seulement les deux premiers de la poule se qualifient. Je pense que la qualif va se jouer entre l’UAT, Ibos et nous. Comme un commun accord entre tous les joueurs de l’équipe 1 qui est composée de Bruno, David (Esteban), Olivier, mon frère et moi, nous décidons de faire jouer les trois meilleurs pour pouvoir se qualifier.

Notre première rencontre est à Ibos (1ier choc). Le premier match oppose Olivier à N.Bouisson. Le match est d’un assez bon niveau, mais il est à noter qu’Olive a une grande envie de victoire et grâce à cela (et juste à cela.)le match tourne vite à son avantage et gagne facilement. Arrive le second match qui m’oppose à un certain C.Roumega (30/1) Pas très en forme et assez impressionné par ce petit jeune, je n’arrive pas à imposer mon jeu. Le match se termine assez vite en faveur du jeune d’Ibos (à qui on peut prédire un grand avenir tennistique) Nous sommes à une victoire partout et tout repose maintenant sur les épaules de David Esteban. On perd ce match et dès la première journée nos chances de qualification peuvent être compromises. Le match est d’un bon niveau mais le joueur d’Ibos fait beaucoup de fautes directes et David reste imperturbable. Il remporte ce match et nous donne de ce fait notre première victoire.

Lors de notre second match, qui se joue à Massey, nous recevons l’Asptt. Je pense que c’est l’équipe la plus faible mais il nous propose un 15/5 et un 30. Par conséquent, comme convenu, nous faisons jouer les mêmes.

Je joue en premier. Le premier set se déroule très tranquillement, je maîtrise mon adversaire et je remporte le set sur le score par 6/2. Un excès de confiance ajouté à un début de fatigue permet à mon adversaire de revenir dans le match et de remporter à l’arracher le deuxième set par 7/6. Lors du troisième set, nous sommes très concentrés et on ne lâche rien. Arrive le tie-break dans le dernier set, le jeu de la mort, je n’ai pas droit à l’erreur. Quelques bons coups et quelques erreurs de mon adversaire me permettent de remporter le set et en même temps le match.

Le deuxième match est celui d’Olivier. Il rencontre un NC et logiquement il gagne sur le score de 6/2 6/4. Mais ce score ne reflète pas du tout la partie, car notre gespois a un match difficile mais l’expérience a parlé. Et comme le dit si bien notre Olive «   il ne faut pas focaliser sur les classements   !   ». La partie est donc gagnée. David, quant à lui, fidèle à lui-même remporte sa rencontre par 6/3 6/1.

Pour notre troisième rencontre, nous recevons le Sailhet. Où plutôt ils doivent nous recevoir mais ils ne viennent pas et nous gagnons par WO.

Cette troisième victoire (très facile) nous assure la qualification pour les phases finales. Mais la semaine prochaine, nous rencontrons L’UAT. Nous voulons à tout prix les battre, le petit club tarbais battant l’ogre de la même cité.

Ce match, se déroule le 03 janvier deux jours après le Jour de l’An. Ceci est très important de le noter, car c’est ce jour là que Bubu nous à révéler «   qu’il aurait pût faire un truc à trois avec 2 lesbiennes   » lors du réveillon que nous avons passé à Pau.

Revenons à nos matchs où l’un des joueurs s’appelait Breyault. Et oui   ! Le fils de notre prof d’anglais qui a fait fantasmer tant de gespois (et bien d’autres) et que nous voulions bien revoir avec plaisir. Olivier débute. Après un premier set facile (6/2) face au fils de notre prof notre gespois, lors du second set, se déconcentre en pensant aux retrouvailles de son premier fantasme et perd 6/2 le second (Olive, on se demande ce que tu as à la place du cerveau   : on ne pense qu’au tennis sur un court   !). Il se ressaisit lors du troisième set et le remporte 6/2.

Mon match, qui a lieu sur le court d’à coté, se déroule sans trop de problème et je gagne 6/2 6/3 face à Noureddine. Aujourd’hui, je maîtrise bien mon tennis. Grâce à ma victoire, l’équipe de la gespe remporte une nouvelle victoire. Mais, il ne faut pas oublier le match de David contre P.Escalé. Ce petit jeune, est comme ces petits de l’UAT   : prétentieux et il prend de haut notre joueur. Il rigole au nez de David car ce dernier au premier set est dépassé par les évènements et prend 6/2. Escalé pense que le match va être facilement plié mais il ne connaît pas David. Le joueur de l’UAT mène 5/2 et a même une balle de match. David remonte tout et gagne le set. Il ne faut pas rigoler au nez d’un gespois, car tu perds le match. Et ce dicton est valable à nouveau, car David s’applique et le jeunot s’énerve de plus en plus. David ne se déconcentre pas et fait le break à 4/3 et assure ses services et gagne la partie.

L’année commence bien, nous sommes invaincus et nous mettons une raclée à l’UAT 3/0.

Cette année, il n’y a pas de quart de finale et par conséquent nous arrivons directement en ½ face à Bagnères de Bigorre. C’est la fête dans les chaumières gespoises mais cela ne nous suffit pas, nous voulons aller plus loin..

Départ ce dimanche matin vers 08 h 45 avec notre porte-bonheur notre Bubu national. 09 H 20 arrivée au club house et à 9 h 50 début des rencontres.

Notre équipe est composée pour cette demi-finale de feu de D. Esteban, O.Jouille et de moi.

Le premier match est celui d’Olivier sur le court n°5, il joue contre F. Diaz (15/3) Durant le premier set aucun joueur ne prend l’avantage. Celui-ci se termine sur un tie-break. Diaz mène 6 à 3 et possède donc trois balles de set, mais c’est sans compter sur la solidité d’Olivier qui renverse le jeu et remporte la première manche sur le score de 7/6. Dans le second set Diaz, fait le break dès le début, et Olivier ne peut contre-breaker et tout naturellement il s’incline sur le score de 6/4. Tout va se décider lors d’un troisième set. Celui-ci tourne très rapidement à l’avantage d’Olivier qui mène 4/1 mais Diaz revient grâce à son extraordinaire coup droit qui déstabilise notre gespois. Revenu à 5 jeux à 4, un coup dur vient de frapper le clan de la gespe car notre joueur s’effondre à cause de crampes (dû peut être par une longue soirée arrosée au Big Ben.) Grâce à des étirements il repart. Mais malgré cela Diaz profite de cet avantage pour refaire son retard et empoche le match sur le score de 7/5.

Bagnères mène donc 1/0. Dans le même temps, je joue sur le court n°4 face à Y. Piette, l’expert comptable de ma boite classé 15/3.

Le match est très relevé, on peut voir de superbes coups des 2 cotés. Dans le premier set Piette impose son expérience mais je fais quand même de jolies points qui ne suffisent pas et je m’incline sur le score de 6/3. Pendant le second set, j’impose mon touché de balle et mes passings de revers qui déstabilisent mon adversaire ce qui me permet de remporter le second set sur le score de 6/4.

Lors du troisième set, les points sont très durs mais Piette ayant plus d’expérience que s’impose 6/4.

Cette deuxième défaite sonne le glas de la qualification à une finale, tant pis.

A noter que la gespe n’est pas rentré bredouille de cette demi-finale, car David a gagné sa rencontre face à P. Abbadie (15/2) sur le score de 6/1 6/4.

Après cette belle performance, la coupe de printemps nous ouvre de nouveau ces portes. Si l’année dernière nous étions arrivés en finale, pourquoi pasune victoire   cette année?

Nous reconduisons naturellement l’équipe qui a si bien porté les couleurs du club la saison dernière. Sachant qu’elle peut compter sur les cinq joueurs classés troisième série ce qui est une première pour le club   : D.Esteban (15/3), moi (15/4), Olivier (15/5), Cédric (30) et mon frère (30) Lors de la phase qualificative et pour éviter des déplacements trop long, les matchs se déroulent dans la mesure du possible dans le département.

Le tirage au sort nous propose   : Saint Marcet, La barthe de Neste, Saint Laurent de Neste, Montrejeau et Mirande.

Le 21 mars notre première rencontre se déroule à saint Laurent de Neste, et là rien à dire, les chiffres parlent d’eux même   : 5 victoires à 0, 10 sets à 0 et 60 jeux à 13.

Notons au passage que certaines interviews de joueurs sont devenues historiques, celle de Bruno en particulier. Voici quelques passages   :   «   j’ai fait un match en trois phases bien distinctes (.) et tant bien que mal j’ai assure l’essentiel pour l’équipe.   ».

Notre deuxième rencontre, nous amène à recevoir Montréjeau. On peut dire que les dimanches se ressemblent. En effet, 4 simples, 4 victoires et encore une fois nous avons atomisé l’équipe d’en face par 48 jeux à 8. Je ne parle pas du double, car ce dernier est un peu particulier. J’ai dû me dévouer à la suite du forfait de dernière minute de Luc qui devait faire le double avec mon frère. Avec mon frère (on verra par la suite que cela sera notre dernier match en double), nous avions déjà joué quelques doubles ensemble et il est vrai nous avions toujours gagné par conséquent. On a perdu   ! Eh oui, avec mon frère, on a une complémentarité exacerbée (surtout dans les regards) et dans nos discussions tactiques lors de nos fabuleuses cagades, qui donnerait sans doute l’occasion à Forget de nous sélectionner pour la coupe Davis. De plus, il est à noter que je vais devoir réviser le règlement du tennis. Un des adversaires en double fait une balle avec un effet rétro, je la regarde croyant qu ‘il ne faut pas la toucher et malheureusement pour moi, il faut que je la touche. Enfin Stéphane, un peu de rigueur   !

Pour notre troisième rencontre, nous partons dans le Gers (enfin un déplacement intéressant) Une forte délégation est venue, et surtout M Majoureau qui est très important lorsque sonne l’heure du repas.

Les matchs se déroulent à coté du stade de rugby dans une sorte de hangar couvert. Mon frère pour sa rentrée en simple a mis son maillot de l’O.M. Cette indication est très importante car je peux le dire (à l’époque), je suis un peu lourd dans mes blagues et j’ai sorti une phrase mythique   : «   Marseillais p*d*.   ». Sorti de cette petite anecdote, les matchs sont encore faciles. Il faut croire que l’on est fort. Il est à noter seulement 3 choses sur cette rencontre. On a gagné 4/1 (57 jeux à 23), seul Jérome perd sa rencontre en trois sets (avec un premier set fabuleux) et le troisième point je fais mon troisième match et je perds seulement 2 jeux (c’est pas beau   !).

Après cette rencontre, c’est l’heure d’un repas bien mérité. Notre petit pique nique se déroule au lac de Miélan. Et c’est là où M Majoureau entre en piste. Il nous apporte le vin, le pain et le saucisson. la fête est belle.

Pas vrai David (Esteban)   : «   Non, non M Majoureau, j’ai pas très faim, c’est vrai (   .), alors si vous insistez je mangerai bien de votre saucisson et un peu de vin   »

Je ne sais pas, si l’alcool aidant, Jérome veut faire des choses avec des chèvres, mais ces dernières ne veulent pas (on les comprend)

Après cette belle journée, nous rentrons au bercail.

Le 02 mai un nouveau déplacement nous attend. Nous partons à la Barthe de Neste. Une partie de l’équipe est sortie la veille (ce qui totalement interdit par la législation gespoise) Par conséquent les matchs sont un peu plus accrochés, mais la victoire est là: 4/1. Je pense que c’est notre score habituel. Ce score ne reflète pas l’intensité des rencontres. Attention cependant à ne plus ressortir comme ça, cela pourrait, dans l’avenir, porter préjudice à l’équipe.

Avec quatre victoires et un goal-average largement positif, nous partons le 09 mai à St-Marcet, pour un match de gala puisque nous sommes qualifiés. Mais attention, la première place de la poule se joue.

Je ne fais pas cette rencontre car le capitaine m’a laissé au repos pour les échéances futures (ah c’est le bon temps). Revenons à ces rencontres. En dehors du match de David (Esteban) où l’échauffement a duré plus longtemps que le match, les autres parties sont accrochées. Olive gagne en trois sets. Mais il faut l’excuser, il souffre encore du syndrome des petits, il n’est pas encore soigné (pourtant, il prend ces médicaments tous les soirs) Quant à Hervé, il perd de justesse au tie-break du troisième set et encore (ou plutôt malheureusement) Jérôme perd de nouveau. Par conséquent, le double est décisif.

Malgré la victoire de notre paire de double (Cédric et mon frère) en trois sets, nous n’avons jamais vu un match pareil. Seul quelques chiffres décrivent cette rencontre. 8   : le nombre de points marqués dans le match par mon frère (en tenant compte de la fameuse bande lors de la balle de match) 5/2   : score favorable à cette valeureuse équipe de St Marcet lors du 2ième set (après avoir remporter le premier set). 2   : la tension artérielle prise au bras de mon frère lors d’un changement de coté. 38   : le nombre de merguez envoyées par Cédric. 50   : le nombre de yards qu’a parcouru une balle coiratorienne n’arrivant pas à atteindre le lac. 47   : la pointure de Cédric, l’empêchant d’avoir un jeu de jambes véloce (c’est toujours une excuse).

Les personnes qui ont assisté à ce match pourront dire, on l’a vu, cela existe.

Lors de cette rencontre, il y a un dernier chiffre qui est anecdotique mais à préciser   : 12, l’âge de la jeune fille que miroitait la brune (oui, oui, on a des images   !   !

Après cette cinquième victoire et une qualification haut la main, les phases finales s’ouvrent à nous de nouveau. Mais avant cela, nous pique-niquons aux environs de St Marcet où notre Bubu national veut nous vendre de son bon vin de toupargel (et en plus il est bon, surtout bu à la bouteille), et où Olive nous imite le charcutier du coin   : «   il est bon mon saucisson (.), il faut faire des tranches fines.   »

Le 16 mai nous recevons l’équipe de Landorthe pour les 16ième de finale. Après les simples, nous sommes déjà qualifiés. David, Olive et moi gagnons et malgré la défaite de Luc la qualification pour les 1/8 est acquise. Pour la petite histoire, notre paire de double Santoro/Pioline, pardon, Cédric/Hervé prennent une tôle (oui, oui) 6/1 6/4.

On se retrouve donc en 1/8, avec un long déplacement, on va à Roques sur Garonne. Nous passons comme une lettre à la poste en gagnant 5/0. Il faut dire pour leur décharge qu’ils avaient un 30/1, 30/5 et des NC.

Et malgré ce score fleuve, un seul bémol vient d’un joueur de la gespe, moi en l’occurrence. Je joue un 30/5, je suis 15/4, donc sur le papier, il n’y a pas photo   : 45 minutes maximum et c’est plié. Que nenni, que nenni. Olive le dit bien, il ne faut pas focaliser sur les classements.

Après avoir perdu le premier set sur le score de 6/4, je réussis à breaker lors du second set seulement à 5/4, pour pouvoir remporter le 6/4. Après cette frayeur, je resserre le jeu et je gagne le troisième 6/1. Pendant ce temps, le reste de l’équipe me regardent allongé sur l’herbe, certains dorment (pas vrai Olive) ou d’autres encore matent les filles avec leur caméscope (sacré Jérome, elle est mignonne la petite blonde   !).

La journée étant belle, nous décidons d’aller au Mc Do du coin et nous partons nous restaurer sur le bord de la Garonne où nous effectuons les traditionnelles interviews et où le gros lourd (qui c’est   ?) fait des siennes en balançant des serviettes quand Cédric se fait interroger par exemple. Il faut dire que les imitations de petits bras d’Hervé ou de David me rendent un peu malade. Mais le chambrage est un peu la spécialité de la gespe.

Après une belle journée, nous rentrons au centre culturel avec notre billet pour les ¼ de finale.

Le 06 juin, nous recevons Villeuneuve Tolosane. Les matchs sont assez faciles, David, Olive et le double passent très facilement. Tandis que deux matchs sont un peu plus durs et offrent des destinées différentes. Luc va en trois sets face à un 30/5 et finit pat l’emporter 7/5 au troisième. Tandis.que moi, c’était prévisible face à un 30/1 (oh la honte   !) je gagne 6/2 au troisième. Il faut que je me reprenne maintenant que nous sommes en ½ finale, l’équipe a encore besoin de moi.

Pour notre ½ finale le 13 juin, nous partons loin, très loin   .à Lescure ( à côté d’Albi).

Après 2 heures de trajet, on nous reçoit comme des rois, normal il nous propose une galette (momo-joke   !) avec du café. Après avoir jouer des matchs très faciles où tout le monde a gagné en simple et où le double (Hervé/mon frère) qui comptait pour du beurre a perdu, nous allons disputer   le match le plus dur: Un repas à Lescure. Que dis-je une orgie, il y avait à boire, à manger, à fumer et en plus des cigares (pas vrai jojo).

Trois plus tard, après avoir fait tomber dix bouteilles, nous repartons. Il ne faut pas oublier que l’on est à deux heures de Tarbes à jeun. De plus c’est Bubu qui conduit, avec Olive on a un peu peur car Bruno a bu plus que la loi l’autorise. Mais grâce à son entraînement, il maîtrise (tranquille) et il nous ramène dans notre Bigorre en nous faisant au passage une petite frayeur sur la rampe de Capvern.

Nous nous souviendrons de Lescure, tout d’abord pour une qualif pour notre seconde finale consécutive mais aussi et surtout par cet accueil fabuleux de ce petit club.

Nous voici donc le 20 juin à St Girons en Ariège pour disputer notre finale régionale. Vous allez vous poser sans doute la question contre qui   ? Mais bien sûr contre le Stade Toulousain, la même équipe que l’année dernière. Ce match sent la poudre, nous voulons à tout prix notre revanche et ils veulent garder leur titre. Il faut préciser que les terrains à St Girons sont en terre battue, ce qui représente un avantage certain pour les Toulousains. Mais nous n’avons peur de personne et ce n’est pas une surface particulière qui changera notre envie de gagner.

Deux matchs se déroulent en même temps, celui de Cédric et celui d’Olive. Cédric joue contre un bonhomme qui a les cheveux longs et qu l’on appelle en Bigorre «   chevreuil   », tandis qu’Olive joue contre son pote Jean Claude SANYAS (sacré Jean-Claude, quel déconneur   !).

Si le match de Cédric se déroule dans un contexte amical, celui de l’autre gespois est beaucoup plus tendu (et c’est peu de le dire).

Malgré de beaux points, Cédric perd fort logiquement son match par 6/2 6/4, face à un adversaire plus fort que lui. Mais en ce qui concerne Olive, tous les points sont acharnés. Notre pote Jean-Claude commence à péter les plombs et cela met Olive de bonne humeur. Moi qui suis dans les tribunes, j’ai la moutarde qui me monte au nez. Heureusement qu’il y a Bubu pour me raisonner, autrement je pense qu’il peut y avoir bagarre sur le court. Olivier est chaud, il est très chaud, prêt à exploser. Mais, grâce à son expérience, il met toute cette fougue dans son tennis. Il gagne son match par 6/4-6/4, en exprimant sa joie par un grand cri qui ferme le bec à son nouveau pote jean claude.

Donc pour le moment GESPE 1 – STADE 1. Il reste mon match et celui de David. Je rencontre un nouveau qui n’était pas là l’année dernière. Je m’accroche au premier set, mais je le perds 7/5. Le second, je ne peux plus suivre physiquement mais surtout techniquement   ;il me met 6/1. Je suis déçu, car cela aurait été bien de pouvoir virer en tête. Sur le court d’à côté David, quant à lui, se balade (comme à son habitude) et gagne facilement face à un 15/3 sur le score de 6/1 6/2.

GESPE 2 – STADE 2. Tout va se jouer comme l’année dernière, au double décisif. Après une courte réflexion, nous décidons de choisir les joueurs qui sont frais physiquement mais aussi et surtout qui puissent supporter la pression de cette partie. Le choix se porte donc sur David (pas mon frère   ! il était d’ailleurs resté à Toulouse soit disant pour bûcher) et sur moi. Juste avant ce match, on avait fait des paris pour cette coupe si on arrivait en finale. Pour ma part, je devais mettre ma médaille de la défense nationale que j’avais eue à l’armée. Chose promise, chose due, pendant 5 minutes sur le court de St Girons, je me suis baladé avec ma médaille. On est sergent ou on ne l’est pas   !

Le premier set est tendu, chaque équipe gagne ses engagements. On réussit à faire le break à 4/3, nous tenons nos services et nous gagnons le set. Une bonne chose de faite, encore un et c’est terminé. Le second set se déroule de la même manière mais là on fait le break à 5/4 et c’est à David de servir. Pour nous le match est presque gagné. Mais attention, David n’est pas très constant lors de ses services.

Nous menons 40/30, balle de match pour nous, le titre de champion régional ne peut plus nous échapper.

David sert. Première balle dans le filet. Je me mets dans le couloir pour fermer l’angle en cas d’un retour toulousain. Je suis concentré sur le relanceur, j’entends David frapper la balle mais je ne la vois pas de l’autre côté du filet. En effet, elle meurt à mes pieds, il vient de faire une double faute à un très mauvais moment. Ca ne fait rien cela fait 40/40. Il ne sent plus son service et en face ils font de supers retours. Ils égalisent à 5/5. Ce retour inattendu nous trouble et nous fait perdre deux jeux et donc le set par la même occasion. Tout est à refaire. Lors du changement de côté, nous nous disons que cela ne peut pas recommencer deux fois de suite et il faut tout donner.

Nous faisons le break d’entrée. nous menons 1/0, puis 2/0. On rebreake, on mène 3/0, puis 4/0. Mais, il faut rester concentrer, ce n’est pas encore gagner. Service toulousain et on rebreake pour la troisième fois dans ce set. On mène 5/0. David est confiant, mais je lui dis que ce n’est pas encore gagné, tant que la balle n’a pas fait deux rebonds en tennis tout est possible. C’est David qui sert, on mène 40/30,. Là je me dis plus qu’un et c’est bon. David sert, je bouche le couloir, la balle passe le filet. Notre ami Jean-Claude retourne sur David qui lui renvoie. Je vois qu’il à l’intention de taper dans le couloir où je suis et je bouge, et il décide au dernier moment de taper sur David mais sa balle est trop forte et elle sort.

.Ca y est, nous sommes champion régional, je lève les bras et je me mets à genoux dans cette terre ariégeoise qui nous a porté bonheur.

Un petit club de Bigorre fait tomber l’ogre du stade toulousain et se trouve propulsé au sommet de la région (dans notre division).

Le Gespe Tennis Sports est champion régional   !   !   ! C’est la fête, nous y sommes arrivés, c’est beau, c’est énorme, moi qui aie connu le club en bas de l’échelle. C’est historique, il n’y a pas de mot pour décrire ce que l’on ressent à ce moment. Toute proportion gardée, c’est notre Coupe Davis.

Après la remise des coupes (dommage celle là, je ne l’ai pas), nous passons à table. L’ambiance est morose, pas de notre côté mais plutôt du coté du stade mais aussi et surtout des dirigeants de St Girons qui voulaient que Toulouse gagne.

Après ces festivités, nous repartons sans avoir entendu auparavant notre nouveau pote Jean-Claude Sanyas nous dire «   Que l’on gagne ou que l’on perdent, cela ne fait rien, l’important c’est de participer, on est venu dans cet esprit   ». Et bien, en entendant cela, mon pauvre baron de Coubertin, tu dois te retourner dans ta tombe.

Nous rentrons à la gespe plein de joie fêter cette victoire. L’été arrive avec ses fêtes pour certains, les vacances pour d’autres.et la saison se termine.

Que souhaiter de plus pour l’année prochaine, gagner la coupe d’hiver de D1   ?

Saison 1999-2000   : grandeur et décadence

Après une saison extraordinaire, nous souhaitons faire aussi bien voir mieux, c’est à dire faire le doublé   : Coupe d’hiver et Coupe de printemps. On a l’équipe pour, alors pourquoi pas   ?

De plus en Coupe d’hiver, le Comité a créé une nouvelle division   : l’élite où toutes les meilleures équipes sont réunies.

Lors du tirage au sort, nous rencontrons quasiment les mêmes équipes que les années précédentes   : Bordères, Séméac, Aureilhan et encore les Peupliers.

Notre équipe est toujours composée des même petits gars   : Bubu, Olive (prénom prédisposé pour l’apéro), David E. (la sérénité au quotidien), Lionel (le petit dernier) et moi (le warrior )

Notre premier match se déroule à Bordères, dans un gymnase où la surface est ultra rapide. Olive grâce à son service canon remporte haut la main son match. C’est à mon tour, et pour moi, cette rencontre ne va pas être facile. Je n’arrive pas à jouer sur ces surfaces. Mais bon, c’est un 30/1, et même si c’est difficile je dois le gagner. J’ai dû mal au premier set que je perds 6/4. Je décide de prendre la balle plus vite en accélérant le jeu. Ca fonctionne. Enfin ce n’est pas Sampras que j’ai en face   ! Ma réflexion porte ces fruits et je rafle le second sur le score de 6/2. Bien que le troisième set soit un peu plus accroché, je réussis à garder le break réussi, et je finis par l’emporter 6/4.

De ce fait, avant même le match de David, nous avons remporté déjà la partie. Mais notre barcelonais de service enfonce le clou en explosant son adversaire. Une étape était déjà passée dans notre quête pour la victoire finale en D1.

Le week-end suivant nous recevons Séméac, je pense que c’est l’un de nos adversaires directes. J’ai raison, après une défaite d’Olive, je rencontre pour ma part Maranzin (15/5) La rencontre est dure. Les points sont disputés, il remporte le premier set 7/5. Mais je me fais un devoir de revenir. J’attaque, fini la rigolade, je réussis à breaker au bon moment et je gagne le second 6/3. Tout va se jouer lors de ce troisième et dernier set. S’il gagne ce set, ils gagnent la partie. Mais cela ne me fait pas peur, j’en ai vu d’autres.

D’entrée il me prend mon service. Ce jeu perdu sonne ma perte, il remporte tous ses services et rafle la partie. Sans le dernier match, Séméac a déjà remporté la rencontre. Mais David pour l’honneur gagne sa rencontre.

Cette défaite nous oblige désormais à tout gagner.

Pour notre troisième match, nous partons à Aureilhan. Cette semaine l’équipe est beaucoup plus faible et nous gagnons par 3 victoires à 0.

Avant notre quatrième et dernier match et qui sera un match capital pour la qualification, autre chose nous attend.

En effet, nous sommes champion régional et nous devons faire face à nos nouvelles obligations, c’est à dire des réceptions en notre honneur (en partie) Notre première a lieu le 28 octobre à la nuit du tennis à Bagnères.

Quelle belle soirée, on récompense également les vainqueurs de la coupe d’hiver de l’année dernière. Bagnères ayant gagné cette coupe, la même équipe qui nous avait éliminés en demi, on peut avoir des regrets. On se souvient de deux matchs qui pouvaient nous revenir. Le mien contre Piette, où malheureusement avec un peu plus d’expérience je le battais. Mais c’est surtout le match d’Olive (on t’en veut pas), qu’il pouvait gagner (ah cette soirée du Big Ben aura coûté cher au club et à son histoire, le doublé était en vue   !). Bon, ceci est du passé, il faut se tourner vers l’avenir.

Après avoir été cherchés notre belle coupe, nous partons direction le Big Ben. J’ai accordé l’autorisation (même s’ils n’ont pas besoin de moi), car le lendemain c’est samedi et nous n’avons pas match.

Après avoir passé un week-end tranquille, nous nous déplaçons à La Barthe pour la qualif   ! L’équipe est composée de David, Bubu et moi. Nous arrivons là-bas, et devinez qui nous voyons   ? Notre ami Lanssade (le tombeur de ces dames, pas vrai Marie-Line)

Dommage pour moi, il rencontre Bubu. Malgré un courage casaroien, Bruno s’incline face un joueur meilleur que lui sur terre battue. Maintenant les données sont simples, il faut remporter les deux derniers matchs.

Je rencontre un certain Michel (30) Au premier set, je lui fais des balles molles, il est complètement perdu. Je lui mets rapidement 6/2. Le second set démarre et là, il commence à péter les plombs. On arrive à trois partout et son show commence. Il ne faut pas oublier que l’on est sur de la terre battue. Il m’envoie une balle qui sort de 10 cm avec trace à l’appuie, j’annonce faute, il me rétorque sans se dégonfler qu   ‘elle est bonne   ! Tout le monde l’a vu faute, il me gonfle et j’en remets deux en lui jurant qu’il ne va pas l’emporter au paradis. On remet la balle, et après deux échanges, cette dernière m’arrive un peu haute. L’occasion est trop belle, je smashe (bien sur en le visant), et je lui rétorque bien fort   : «   et celle là, elle est comment   !   »

Il ne devait pas savoir qu’il faut surtout pas me mettre en boule, parce qu’à ce moment c’était la fin pour lui. Et, cela c’est démontrer une fois de plus, en remportant le troisième set par 6/3.

Nous sommes donc à une victoire partout, David fidèle à sa légende gagne facilement son match et nous remportons donc cette partie. La qualif est assurée, et notre rêve de victoire continue.

Avant les phases finales, nous devons répondre une fois de plus aux sollicitations dues à notre titre régional. Cette fois ci cela se déroule à Tarbes. En effet, en vendredi 26 novembre, nous sommes invités à la fête des sportifs tarbais. Champion olympique, champion du monde, . et nous sommes là.

Nous sommes reconnus par notre cité. Vers 23 h 30, après de nombreux passages de champions et un résumé de notre finale à St Girons les uns après les autres nos noms sont cités et nous nous levons pour aller chercher nos récompenses à la tribune. Les applaudissements commencent à se faire entendre, et non ce n’est pas pour les autres, c’est pour nous   : la Gespe. On est fier, on est parmi l’élite du sport tarbais lors de cette soirée.

Ces soirées c’est bien, mais l’entraînement nous attend le lendemain pour préparer notre quart de finale face à Argeles. Nous les recevons au gymnase Massey. Ils ne connaissent pas la salle qui va trop vite pour eux. David, Olive et moi gagnons sans trop de soucis.

Plus que deux matchs et le pari est gagné. La demi-finale nous fait rencontrer de vieux amis   : Ibos. Le rendez-vous est donné à la place de la gespe pour les joueurs, afin de partir à Ibos. Notre capitaine, qui est encore sorti la veille (comme l’année d’avant), arrive tout débraillé comme un véritable clochard. C’est une honte de donner une image aussi lamentable de la gespe   ! Il faut te ressaisir Olivier (que vous avez tous reconnu, bien sur)

Nous arrivons à Ibos et je vais rencontrer une vieille connaissance   : Roumega

Lionel remporte facilement son premier match. Heureusement que l’on a trouvé un joueur sérieux comme lui. Car pendant ce temps notre capitaine (qui n’en a que le nom) récupère de sa nuit (à votre bon cour messieurs dames, 10frs pour une petite bière )

Revenons à nos moutons. Je disais Gespe 1 – Ibos 0. Je joue donc le petit Camille. Je sais que le match va être dur, je lui mets la pression d’entrée. Je remporte assez facilement le match, oh pardon le premier set par 6/2.

Le second set est dur, très dur. Je me fais breaker à 5/4, service à suivre pour lui. Il le remporte normalement par 6/4. Lors du troisième, je n’ai rien vu. Techniquement, il montre sa classe, et ce n’est plus mes «   merdes   » qui l’impressionnent. Je perds le set et le match sur le score de 6/1.

Le dernier match est décisif. David face à Delacalle. La rencontre est âpre. On arrive au troisième et tout est possible. David par un courage et un revers de feu fait chuter son adversaire et nous propulse en finale. C’est énorme, c’est beau. Après avoir passé avec mon frère et Bubu un super (voir explosif) réveillon à Paris, la finale est annoncé la semaine d’après.

Le dimanche 09 janvier sur le court intérieur de Louey nous rencontrons Ossun. Nous arrivons David, Olive et moi. Nous attendons nos adversaires. Ils arrivent. Que voit-on   ? Des gosses. Mais quels gosses. Deux qui avaient fait les qualifs des petits as cette année et l’autre l’année précédente.

Attention Olivier, j’espère que tu as pris tes cachets contre le symptôme de la maladie des petits. Quoi, non   ! Et bien cela va être dur de gagner. Sans ces cachets, face à un petit, il n’arrive pas à gagner et c’est encore le cas cette année.

Nous n’avons pas le choix, David et moi devons faire le boulot. Nous ne sommes pas arriver là pour perdre. Je joue un 15/4. Le match est dur. C’est qu’il est fort techniquement ce petit. Après un début de premier set acharné, je réussis à l’emporter 6/3. Le second est celui de la peur au ventre tant pour lui que pour moi. Chacun remporte ses jeux. Nous arrivons donc au tie-break. C’est un tie-break d’enfer, on ne fait que gagner les points sur nos services. Je mène 6/5, il sert deux fois et il remporte ces deux points. Je viens d’avoir une balle de match et elle me passe sous le nez et c’est maintenant lui qui a une balle de set. Je suis concentré sur mes deux services que je remporte facilement. Nouvelle balle de match. Il sert. Je renvoie, il essaie d’attaquer mais je fais une balle coupée (comme j’aime les faire) Il est pris et la met dans le filet. J’ai gagné 9/7 au tie-break. Je rétablis l’équilibre. Gespe 1 – Ossun 1.

Une nouvelle fois David doit remporter le point décisif. Et comme à son habitude dominicale, il triomphe facilement.

Victoire de David, signifie VICTOIRE de la Gespe. Nous sommes une fois de plus champions   ! Notre pari est réussi. Pour la première fois, le club gagne la coupe d’hiver D1 après la D2. Ce titre nous permet en plus de monter pour l’année prochaine dans le cercle très fermé de l’élite.

La joie envahie (une fois de plus), toute l’assistance. Le doublé est possible et on y croit. La gespe ne s’arrête pas là. En effet, notre petit Cédric (qui n’est plus tout à fait petit) devient grâce à son talent champion départemental 4ième série. C’est quelque chose d’énorme, car c’est le premier gespois a remporté ce titre. Et oui, même le King ne l’a pas ce titre.

Après ces nombreuses victoires, nous reprenons le chemin de l’entraînement, en vue de la coupe de printemps.

Le samedi 19 février, nous entraînons comme tous les samedis au centre de ligue. Je joue face à hervé. Il me fait un amortie. Je suis au fond du court, je m’élance pour la rattraper et à ce moment là j’ai une mauvaise impression. J’arrive à hauteur de la balle que je rattrape mais je glisse sur une autre et tout mon poids se porte sur mon poignet. J’ai mal mais sans plus, je réussis à marquer le point et je continue à jouer.

Quelques heures après, mon poignet est froid et je souffre le martyr. Le lendemain, je prends conscience que je dois avoir une fracture et que je serais indisponible environ 3-4 semaines.

Verdict   : fracture du scaphoïde droit et trois mois de plâtre. Tout s’effondre, la coupe de printemps c’est terminé, sauf si les potes se qualifient pour les phases finales et encore...

Malgré le fait que je ne dois rien faire, un mois après, je pars à l’entraînement. Ca fait du bien, même avec un plâtre   !   !   !

Notre premier match de coupe de printemps en P4 a lieu à côté de Toulouse. J’y pars avec eux mais que c’est dur de regarder sans rien pouvoir faire.

Quelques semaines plus tard, nous revenons sur Toulouse pour effectuer une autre rencontre et où pour la première fois Bubu bat un 30/3 (c’est un 23 avril).

Le 02 mai, on m’enlève le plâtre. Equipe de la gespe, revoilà le King   !

Grâce à la bande, on s’est qualifié aisément pour les phases finales. Maintenant Stéphane, il faut refaire du physique et t’entraîner dur, très dur. Comme par exemple le samedi 13 mai où je m’entraîne 4 h 30.

Le tirage au sort pour les 1/8 de finales nous propose comme par hasard nos potes du Stade toulousain.

Nous a deux doigts de dire que le tirage au sort est un peu truqué. Car le vainqueur, de cette rencontre montre en division supérieure et l’autre reste. C’est un peu la finale avant l’heure.

C’est mon match de rentrée. Je rencontre celui que j’avais rencontré, il y a 2 ans en finale à Bagnères. Et pour une rentrée, c’est une rentrée, il est 15/3. Mais j’ai trop envie de tennis et de victoire. Je le bats facilement 6/3 6/2. Le king is the king. Durant la saison, une nouvelle recrue est venue renforcer l’effectif   : X

Un très beau jeu mais un mental fragile. Il doit remporter son match dix fois et il le perd. Il faut te battre mon petit X. On perd le double et un autre simple. Le verdict sonne. La gespe est éliminée dès les 1/8 de finale sur le score de 3/2.

Nous sommes tous sous le choc. Nous n’avions plus l’habitude de perdre, surtout en coupe de printemps où nous avons perdu une seule rencontre en deux saisons et encore en finale.

Ma saison est déjà terminée. Il est impératif de rebondir. Il ne faut pas oublier que cette année nous avons gagné quand même la coupe d’hiver. Pour le doublé, on verra pour plus tard.

La gespe est blessé (en coupe de printemps), mais elle reviendra l’année prochaine encore plus forte.

Saison 2000-2001

Une saison de plus qui commence. Certains commencent à travailler, d’autres ont presque terminé leurs études, et on sait très bien que certains membres partiront vers d’autres horizons. Ce qui ne veut pas dire qu’ils quitteront la gespe, mais ils seront moins présents. On finit par penser que c’est peut- être notre dernière saison où nous serons au complet.

Nous ne pensions pas que ça irait si vite. En effet énorme coup de tonnerre dans notre club: Mon frère qui après 15 ans de tennis arrête sa carrière. L’explication est toute simple ou plutôt très stupide. Il a rencontré une fille (la première pour un joueur au club), et par conséquent il décide d’arrêter. Cela ne se fait pas. Quand on est gespois on le reste, quoi qu’il arrive   ! (Même pour une fille)

Après cette nouvelle, qui entre-nous nous déçoit, mais qui était prévisible quand on connaît mon frère, nous fixons nos objectifs pour cette année.

En coupe d’hiver, nous essaierons de nous maintenir car cette saison nous sommes en élite et on ne peut pas objectivement viser plus haut. Pour ce qui est de la coupe de printemps, après la saison dernière, Nous espérons une deuxième victoire.

La coupe d’hiver se présente à nous avec un nouveau capitaine qui va donner un entrain à une équipe qui aurait tendance maintenant à préférer le comptoir du QG (le Big Ben de Marco) qu’à s’entraîner:   Ce capitaine c’est moi.

Donc en ce 07 octobre nous nous déplaçons aux Peupliers (encore eux   !).Et quelle surprise, il y a Piette qui a changé de club. Il nous aligne une superbe équipe   : un 15/1, un 15/2 et un 15/4. Nous n’avons pas trop à rougir de notre côté car nous alignons quand même trois 15/5   !

Bien qu’Olivier et X se soient battu comme des lions, ils perdent malheureusement et condamnent l’équipe à la défaite. Il ne reste plus que mon match. Je dois sauver l’honneur. Je joue contre Piette, c’est la revanche de l’année dernière. Je gagne le premier jeu et je me sens bien. Malheureusement, il ne fait que du service-volée et il retourne super bien. Résultat des courses, après avoir gagné le premier jeu, j’en prends 12 d’affilés   ! Je ne comprends plus rien, il réussit tout, il est énorme.

C’est la dure réalité de l’élite. Premier match et première défaite (grosse défaite)

Une semaine plus tard, le 15 octobre nous recevons au gymnase Massey l’équipe de Chis. Nous savons très bien en voyant les équipes de cette élite, que seul ce club est à peu près à notre niveau et pour se maintenir, il faut le gagner.

Ce gymnase de Massey va nous porter encore chance car la rapidité de cette salle va surprendre nos adversaires.

Ayant promis à l’ensemble de l’équipe que tous le monde participerait à cette fête, je sélectionne Bruno. Malheureusement face à un 30 il y a trop d’écart et il perd mais ce n’est pas très important.

Tandis que David (le seul qui reste) gagne facilement, comme à son habitude par 6/4 6/3, je bats encore plus facilement un 30 par 6/0 6/4.Ainsi nous gagnons la partie et nous assurons quasiment le maintien. Mais attention, ne crions pas victoire, nous verrons à la fin de la compétition.

Pour notre troisième match nous rencontrons la plus grosse équipe du département   : L’UAT

Et donc en ce 22 octobre, nous nous déplaçons chez l’ogre tarbais. On peut le dire, il nous présente un niveau d’équipe que l’on a jamais rencontré. Deux 15 et un 15/1   !!! C’est énorme.

Ayant promis à Bruno depuis des années que si un jour on rencontrait une énorme équipe, il jouerait, je tiens ce jour là ma promesse.

En plus, faisant jouer Lionel (Garrot) qui est NC, Bubu joue un 15. Il rencontre Pierre Escalé.

Il est clair que nous n’avons aucune chance. Nous, à la gespe, nous sommes une bande de copains et notre plaisir c’est de se faire plaisir.

Les scores ne sont pas importants. On peut noter deux choses. C’est que Lionel s’est bien battu en ne perdant que sur le score de 6/4-6/4. Le deuxième point, c’est la combativité de notre Bubu national qui a même déchiré le pantalon de son survêtement pour gagner un jeu face à un 15. Ca c’est le Bruno que l’on aime   !.

Pour notre avant-dernier match, nous nous déplaçons à Bagnères. Le samedi 11 novembre je rencontre le jeune Abadie qui est classé 15/1 et je prends 6/1 6/2. Bubu joue contre un pote à lui.

Il nous reste un seul match qui doit se dérouler à Vic Bigorre. Ce match devait se jouer avant celui de Bagnères et je devais donc le faire. L’équipe que j’avais décidée d’aligner pour ce match là était Olive, Lionel et moi.

Malheureusement, Lionel ne pouvant jouer, je décide avec les membres de mon équipe et le capitaine de Vic de le jouer le 19 novembre. Car le week-end d’après, j’avais signalé depuis quasiment le début de cette compétition que je n’étais pas à tarbes.

Au dernier moment, Olive m’appelle car il veut participer au Lourdes-Tarbes. j’appelle donc le capitaine de Vic pour déprogrammer ce match et le mettre le dimanche 26 novembre. Je préviens les joueurs que j’ai décalé deux fois le match pour leurs besoins personnels et que pour ma part comme il a été dis, je ne pourrais jouer. Ils sont partis à deux à Vic et ils ont perdu.

Et que se passe t-il un des deux joueurs me critique de ne pas avoir jouer et laisser l’équipe avec seulement deux joueurs. Mais notre ami oubli que nous avons décalé ce match à deux reprises et pas pour mon plaisir. Et si tous les joueurs respectaient les dates initiales de match (sauf en cas de pluie), il n’y aurait pas ces problèmes. Qu’on se le dise   !

Pour revenir à des choses plus tennistiques notre saison en coupe d’hiver est terminée et notre objectif est atteint. On se maintient. Je pense que (sans m’envoyer de fleurs) j’ai été un bon capitaine en faisant participer l’ensemble de cette équipe à cette grande fête face à des grands et aussi en maintenant notre équipe parmi les grands.

En ce début d’année, notre compétition favorite recommence. Il s’agit de le coupe de printemps. Avant d’avoir commencé une bonne surprise nous est annoncée   : nous sommes repêchés pour jouer en P3 au lieu de la P4 à cause de nos classements.

En effet, cette année nous alignons une équipe de feu   : David et X 15/3, Moi 15/4, Olivier, Lionel et Cédric 15/5, Hervé et Luc 30/2, Bruno et Jérome 30/4 et Nicolas NC.

On m’aurait dit ça il y a 10 ans et même il y a encore 5 ans, j’aurai pensé que c’était impossible. Le tirage au sort nous est favorable mais il faut faire attention car cette année le double compte deux points et nous n’avons pas d’équipe type.

Nos adversaires de cette poule sont   : St Girons, Louey, Luz St-Sauveur, Ibos et Sarrancolin. Normalement Ibos et nous devrions sortir, mais dans quel ordre   ?

Le 25 mars nous partons disputer notre première rencontre à St Girons. C’est à dire sur les lieux même de notre exploit en finale face au Stade Toulousain deux saisons auparavant. Cela nous fait bizarre, nous nous souvenons de certaines anecdotes de cette rencontre.

Pour cette première confrontation, nous décidons d’aligner notre meilleure équipe (sur le papier).Olivier et moi, jouons respectivement en 4 et 3ième joueur. Les matchs se déroulent dans une salle. Ceci est très intéressant pour Olivier qui gagne facilement 6/0 6/1, il faut dire que c’est un 30/2 (mais, il ne faut pas focaliser sur les classements) Puis vient mon tour. Le premier set, je déroule et je gagne assez facilement sur le score de 6/3. Lors du second, il arrive à cerner mon jeu, mais je réussis à l’emporter sur le score de 7/5.

Au bout des deux premiers matchs, nous menons 2 victoires à 0. Une de plus et c’est bon.

X joue face à un 30.Le début de la partie lui est très favorable et il remporte le premier set par 6/4. Mais dans la seconde manche son adversaire s’accroche et arrache le tie-break et amène X à un troisième set. Malgré un superbe jeu, son très gros défaut c’est que notre nouvelle recrue n’a pas du tout de mental. Ce troisième set l’illustre parfaitement avec un 6/0 sans se battre. Il ne fait pas honneur à ses couleurs et c’est une honte   !

C’est au tour de David. On se dit c’est bon la victoire est maintenant dans la poche. Après un premier set facilement gagné par 6/2. Notre David commence (et c’est une première) à douter dans le second et le perd par 6/4. Et catastrophe, il prend 6/1 dans le troisième set. Le double va désigner son vainqueur. Je m’aligne avec David face à l’adversaire de X et du mien.

Après un premier set facilement remporté sur le score de 6/0, on commence à se faire accrocher au second. Mais avec David, l’expérience des grands matchs se fait sentir (en particulier à St Girons) Et nous finissons par l’emporter sur le score de 6/4.

Pour un match de rentrée, nous l’avons échappé belle. Il faudra dans l’avenir peut être serrer les boulons à certains des joueurs concernant les sorties nocturnes les veilles des matchs.

Le 08 avril, nous recevons Louey à Massey. Et là, il n’y a pas de mauvaise surprise car nous gagnons sur le score sans appel de 6/0.

Notre troisième match le 22 avril, nous recevons Luz St-Sauveur. Après avoir remporté les 4 simples, nous laissons faire le double à Bruno et Hervé. Et malgré leur défaite sur un score d’anthologie 4/6 7/6 6/7, nous gagnons encore cette rencontre.

En ce 29 avril, nous allons jouer à Ibos. C’est la finale de la poule (et peut être plus), car le vainqueur de cette rencontre finira premier de cette première phase.

Et comme à St girons, le même scénario se déroule. Lionel et moi remportons nos deux matchs. La gespe mène donc 2 à 0. Mais David et X perdent leurs matchs. Il faut dire que face au petit Roumega et malgré un bon match de David, il n’y avait rien à faire. Il était plus fort. Quant à X, qui nous a fait «   un caca nerveux   », car il voulait jouer en N°1 face à Delacalle a été comme à son habitude par moment bon et par d’autres (la majorité) très mauvais. Quand, on se dit le meilleur du club (surtout face à David), il faut assurer. On ne le sent pas du tout dans l’esprit de la gespe. Il perd en toute logique.

Et comme à St Girons le double est décisif. On remet la même équipe. Mais face à nous, il y a vraiment beaucoup plus fort, et quand je dis plus fort, c’est vraiment l’une des meilleures équipes que nous avons rencontrée. On prend 6/2 6/1.

On le sait maintenant, on ne finira pas premier. Et encore, il faut aller gagner à Sarrancolin.

En ce 06 mai, nous partons donc dans les montagnes. L’équipe est assez faible et malgré la défaite de Lionel, nous remportons cette rencontre sur le score de 5/1.

Avant de revenir sur Tarbes et comme il fait une journée ensoleillée, nous en profitons pour faisons un pique nique très sympathique.

Nous arrêtons à Arreau, pour aller boire un verre, dans une taverne (et, cela ne s’invente pas) «   chez Bruno   » Et c’est plutôt sympa «   chez Bruno   », surtout la serveuse (pas vrai Olive).

Notre phase de poule est terminée et nous sommes sur d’être qualifiés et de terminer second.

Cette année il ne faut pas rater les 1/16 de finale comme l’année dernière, car la montée se joue lors de cette rencontre. Nous n’aurons pas deux fois la même chance de se faire repêcher. Je fais donc chez Olivier une sorte de réunion pour mettre les pendules à l’heure. Tout le monde veut gagner cette compétition, mais en même temps sortir le vendredi et le samedi dans notre QG au Big Ben. Les deux ne sont pas compatibles, et si certains répondent qu’ils ne sont pas d’accords avec moi, qu’ils me le montrent sur le court de tennis. S’ils ne veulent pas ce battre en match, qu’ils restent à la maison. On veut des warriors!

Notre adversaire est désigné, c’est l’Isle Jourdain chez eux.

Le match se déroule le 20 mai. Après un décès dans ma famille (qui m’a beaucoup bouleversé), je me dois de gagner ce match pour cette personne.

Nous arrivons donc sur les terrains autour du lac. Le premier match est celui d’Olivier. Malgré un superbe match, il perd 6/1 2/6 6/1. On est mal parti, mais on peut se refaire.

Maintenant, on a deux courts, X et moi jouons. Dès le début de mon match, je sens que cela ne va pas être facile du tout. Mon adversaire a à peu près le même jeu. Le premier set est intense et je le perds au tie-break et pourtant je menais 5/4 service à suivre. Stéphane, il ne faut pas rater des occasions comme ça. Même si aujourd’hui je suis psychologiquement déstabilisé, je dois me battre.

Lors du second set tous les points sont acharnés et j’arrive à l’arracher sur le score de 6/4. Maintenant cela fait 2 heures de jeu. Je mène 4/3 au troisième set et je commence à avoir des crampes, je ne peux plus courir. Le staff de l’équipe adversaire me donne du sel que je mets dans ma bouteille d’eau. Je bois ça comme du petit lait, je ne sens pas le sel (et il paraît que c’était dégueulasse). Tous les points me font mal, je commence à avoir des crampes partout. Je n’arrive plus à enlever la raquette de ma main si crispée. Il mène 5/4 service à suivre. Je sais que je dois marquer les points sur un seul coup, je n’avance plus.

Lors de ce jeu, je tente des passings, des amorties et tout passe. 5/5. Lors, du repos de 1mn 30, Olive me fait des étirements, je ne peux plus m’asseoir. C’est maintenant que je dois m’arracher avec le peu de force qu’il me reste.

Il me fait des amorties, je cours maintenant quasiment à cloche pied, c’est horrible. A tous les points je tombe, et Olive vient me relever. En face, il commence à être déboussoler. Je me bats, toujours et encore. Je mène 6/5. Je sers. Cela ne s’appelle même pas servir, c’est juste envoyer la balle. Je ne sais plus où je suis. Mon but est de rattraper une balle jaune, juste une balle jaune. Je mène 40/30. Une balle de match. Il faut la gagner, il le faut. Je sers, il me fait un retour, pas trop fort mais je ne peux plus courir et 40/40. Je sers de nouveau, il la met dans le filet. Deuxième balle de match, c’est maintenant. Je sers, même retour que tout à l’heure, j’anticipe avant et je lui renvoie. Il me la renvoie dessus, je lui redonne. Il veut fini le point et m’envoie une balle sur moi, elle tombe à mes pieds. Mais mes pieds sont derrière la ligne, elle est faute. J’ai gagné   !!   Je vais lui serrer la main et je m’effondre. Je ne sens plus aucun de mes muscles. Tous mes potes sont autour de moi pour m’étirer, me donner à boire. Je suis vidé. Un match de plus de 3 heures sous une température accablante.

Entre temps, le match de X s’est terminé et belle surprise, il a gagné sa partie. C’est bien X, quand tu veux, tu peux.

Pendant qu’Oliver me fait marcher et récupérer, David débute sa rencontre. Cette année, David n’est pas en grande forme, il ne gagne plus tous ses matchs. Cela est de nouveau vrai aujourd’hui où il perd en trois sets de justesse mais il perd.

Là encore, le double est décisif. Ce match est très important outre la qualif pour les 1/8, c’est surtout la montée en P2 qui se joue. Moi étant complètement raide, le double est confié à une paire inédite David et X. Et là, ils nous sortent un match de dingue. Nous remportons la partie.

Nous sommes en P2, c’est un grand jour pour la Gespe. Pour moi également, car j’ai été au bout de moi-même mais ce jour restera particulier pour d’autres raisons.

En 1/8 de finale nous allons à Gardouch. Ce 27 mai, nous pensons franchement avoir fait le plus dur avec le match de la semaine dernière.

Cédric (15/5) rencontre un 30/3. Il se fait prendre facilement le premier set sur le score de 6/2. On voit que son adversaire est en sur-régime. Cédric serre le jeu et remporte très facilement les deux sets suivants 6/1 6/2.

Ce match devrait nous avertir que cette rencontrer est un piège. Puis c’est à mon tour, je rencontre un 30/2. De la même manière que Cédric, je me fais prendre d’entrée mon service et je perds le premier set 6/3. Lors du second, je serre également le jeu, mais il s’accroche et m’amène au tie-break. Je gagne 7/2. Lors du troisième set, je réussis à faire le break à 4/3. J’assure après mes services et je l’emporte 6/4. Ouf   ! J’ai eu chaud, mais l’essentiel est fait, la victoire est là.

La gespe mène 2/0 après deux rencontres. Mais notre scénario de cette année continue. X pète une fois de plus les plombs et prend par un 30/1 un sanglant 6/0 6/3. David perd aussi malgré encore un match serré. Et une fois de plus le double est décisif. On invente de nouveau en mettant en place le duo Cédric-David. Surtout les petits gars ne faites pas la même chose qu’à Bagnères.

Ils sont concentrés et on voit que Cédric à pris de l’assurance lors de ces matchs à pression. Le premier set est facilement remporté 6/2. Malgré un réveil de leurs adversaires lors du second set, ils remportent la rencontre 6/2 6/4. C’est bon, nous sommes en ¼ de finale et nous rencontrons St Cere. Et pour la première fois dans ces phases finales nous les recevons. e 10 juin, nous alignons la même équipe que la semaine dernière. Seule différence, c’est X qui est passé N°1. Alors, montres nous maintenant si tu es le vrai patron à la gespe.

Lors des trois premiers matchs, nous gagnons tous nos matchs. Arrive celui de X. Il fait un beau premier set mais il le perd 7/5. Et là une fois de plus, il pète les plombs et il prend 6/0. Entre le match de cette semaine et celui de la semaine dernière, il a un vélo tout neuf!

Malgré cette défaite et malgré le double qui vaut deux points, nous sommes sûrs de l’emporter au nombre de set. Par conséquent la défaite de Bruno et X en double, n’a pas d’incidence sur notre victoire.

Nous sommes donc en ½ finale. Et cela faisait bien longtemps que nous n’en avions pas parlé. Nous recevons le grand Stade Toulousain. Toulouse vient jouer à la gespe. C’est beau ça!

L’équipe de la Haure-Garonne a totalement été remaniée et il ne reste plus que «   le chevreuil   »

Malgré la défaite de Cédric, nous gagnons tous assez facilement nos rencontres et la partie sur le score de 5/1.

La finale nous ouvre ses portes. Nous savons contre qui nous allons jouer, puisque nous les avons vus contre Castanet Tolosane au centre de ligue et c’est.IBOS

Le match se déroule le 17 juin, au Peuplier à la Barthe de Neste. L’équipe que nous présentons est là suivante   : Olive, Cédric, David et moi. Nous avons décidé de mettre X sur la touche au vue de ses résultats et de son attitude. Cédric et Olivier ouvrent le bal sur les deux terrains en terre battue. Ils sont motivés et cela se voit. Ils remportent leurs matchs assez facilement. La gespe 2 – Ibos 0.

Il ne faut pas que cela recommence, quand nous menons 2/0, nous nous faisons remonter et tout se décide lors du double.

Je joue, et devinez contre qui ? Le petit Roumega (qui n’est plus petit) Ma bête noire. Nous commençons la rencontre, je me sens bien. De plus, il ne bouge pas trop. Et haut miracle, je remporte le set. Le miracle n’est pas que je remporte un set face à lui, mais plutôt que je lui mette un 6/0. Et oui vous avez bien lu, je lui mets un 6/0. Et là, je ne sais pas ce qui m’arrive, je commence à jouer «   petit bras   » et en plus je fais n’importe quoi. Quant à lui, il se réveille, et bien sûr il en profite et gagne facilement le second set 6/3. La troisième manche est encore plus rapide malgré le score de 6/4. Quel dommage Stéphane tu pouvais donner la victoire au club !

Pendant mon match commençait la rencontre de David contre Delacalle. David remporte le premier set facilement 6/3. Mais comme durant toute cette saison il se déconcentre lors du second set qu’il perd 6/2. Allez David encore un petit effort, gagnes-nous ce set, pour éviter un double de la mort.

Le troisième set est intense. Delacalle commence à s’énerver. David aussi. 5/5 service Delacalle. David nous fait de supers retours. Il mène 6/5. Allez David, un jeu plus qu’un. Il mène rapidement 40/15. Deux balles de matchs. Il sert, Delacalle retourne mais dans le filet.

Ca y est, nous sommes une fois de plus champion régional. C’est fou, c’est fou   !.

Des supporters d’Ibos (un en particulier) commencent à s’énerver et me prennent à partie. Delacalle le calme car il n’a rien à voir dans la partie.

Je fais le double avec Luc pour l’honneur, car au set-average nous avons déjà gagné. Nous perdons 6/0 7/5, mais nous sommes quand même les champions.

Lors de la remise des trophées je vais chercher la coupe car notre capitaine (Olivier) est parti à Montpellier pour passer un concours.

La fête est d’autant plus belle à la Gespe car depuis le 11 juin 2001, nous avons un court en green set tout neuf.

Pour la petite histoire, le premier match m’opposa à Olivier le 14 juin. Lors de l’inauguration du court lors de la journée 4 balles. Le match d’exhibition m’opposa à Bruno, et malgré un superbe set de Bubu, je gagne 7/5. Et il me menait 5/2.

Cette année à la gespe fut belle. Nous nous maintenons en Elite en coupe d’hiver. Nous sommes champion régional pour la seconde fois et nous avons un nouveau terrain. Nous sommes cependant conscients que c’est peut être la dernière fois que nous aurons ce titre. En effet, Olive et David sont mutés dans la région parisienne, d’autres risquent de partir. Nous ferons face mais nous n’y sommes pas encore, savourons plutôt ces moments de bonheur où nous sommes encore tous réunis.

Epilogue

Depuis 1984, que d’évolution pour ce petit club. Nous sommes passés en l’espace de quinze ans d’un petit club de quartier connu de personne à un club champion régional.

Autrefois personne ne savait situer la Gespe («   c’est un village   ?   ») Aujourd’hui tout le monde nous craint. Ceci n’est pas le fruit du hasard. Je dirais que cela ne vient pas directement de nos bons profs de tennis car la plupart d’entre nous s’est formée sur le tas mais plutôt de la cohésion d’une bande de copains, qui a appris à se connaître, à s’apprécier, à s’entraider, à faire autre chose que du tennis. De joueurs de tennis qu’ils étaient au départ, ils sont devenus des amis.

Cette amitié a permis de créer une magnifique cohésion que nous avons peu vu chez les nombreuses équipes que nous avons rencontrées.

Malgré les distances et les obligations professionnelles qui nous séparent maintenant, nous essayons d’entretenir cette flamme. Nous sommes un peu comme les mousquetaires   : «   un pour tous et tous pour un   »

Dans petit club nous sommes arrivés au sommet de nos possibilités sportives. Nous sommes conscients que peut être nous ne pourront plus autant gagner par équipe comme par le passé.

Mais nous sommes certains d’une chose, c’est que si sportivement la victoire n’est plus là, on ne pourra pas nous enlever l’essentiel   : C’est d’avoir gagner des amis. Depuis 18 ans que je suis au club, je dirais qu’une chose   : «   Le bonheur est à la gespe   »


Statistiques

NOMBRES DE MATCHS ENTRE JANVIER 1997 ET JUILLET 2001 EN EQUIPE 1 PAR JOUEUR

NOMS NOMBRE DE MATCHS VICTOIRES DEFAITES % DE VICTOIRES

ESTEBAN DAVID

42

36

6

85,7

MAJOURAU CEDRIC

17

14

3

82,4

COIRATON STEPHANE

47

36

11

76,6

BALLARIN LUC

8

6

2

75,0

JOUILLE OLIVIER

38

27

11

71,1

COIRATON DAVID

12

8

4

66,7

MEHAY CYRILLE

3

2

1

66,7

GARROT LIONEL

8

5

3

62,5

PECASSOU HERVE

5

3

2

60,0

X

9

2

7

22,2

CASARO BRUNO

13

2

11

15,4

DESTARAC JEROME

5

0

5

0,0